Lineage 2


Editeur : SG Diffusion
Développeur : NCsoft
Type : Jeu de Rôle/MMO
Site web officiel : http://eu.lineage2.com/

Support : CD
Multijoueurs : Internet
Sortie : 26 novembre 2004
Version : Manuel en français, jeu en anglais

Config minimum :
Win 98/2000/ME/XP, PIII 800 MHz, 256 Mo de RAM, carte 3D 32 Mo

Config conseillée :
Win 98/2000/ME/XP, PIII 1,5 GHz, 512 Mo de RAM, carte 3D 32 Mo

Similaire à : Final Fantasy XI Everquest 2




Je parcourais ce chemin pour la première fois. Chaque pierre, chaque amas d'herbes folles sur les abords de vieux murs rongés par des siècles de conflits amenait en moi l'étonnement de la découverte. Le ciel commençait à perdre de sa clarté bleutée et arborait désormais des teintes chaudes mêlées, rappelant celles de pommes bien mûres. Observant la lame de ma dague au gré des rayons du soleil s'évanouissant, j'apercevais quelques fêlures qu'il me faudrait rapidement polir. Les êtres peuplant ces contrées abandonnées s'affranchissaient de leurs faiblesses avec le temps. Il valait mieux être prudent. L'écorce dure de ce chêne favorisait mon escalade improvisée. Un endroit sûr pour observer les étoiles emportant mes pensées vagabondes.

Après le fabuleux Final Fantasy 11 et en attendant Fantasy Earth, Lineage 2 s'octroie la place du nouveau MMORPG d'inspiration asiatique à voir le jour sur PC. Dans un univers dirigé par des approches graphiques communes à l'occident et s'exerçant notamment par le biais des Etats-Unis et de l'Europe, il est toujours agréable de voir apparaître un peu de renouveau et de fraîcheur. Jeu de rôle online le plus joué dans le monde, Lineage 2 était une sorte de mythe que l'on croyait inabordable, nous narguant avec véhémence, et divulguant ses somptueux atours au compte-gouttes. Mais en ce faste mois de novembre, voici que le flou l'entourant se dévoile doucement. On avance alors à tâtons, découvrant dans notre progression des aspects toujours davantage attractifs. Et ce, dès la création de votre avatar. En effet, et comme dans l'ensemble des MMO, il vous incombera de passer par cette tâche dans le but d'espérer parcourir les mondes mystérieux et envoûtants de cette terre empreinte d'onirisme. Cinq races se proposent alors en tant qu'incarnation de votre personnalité. Vous retrouverez les classiques peuples affiliés à l'univers héroic-fantasy, incluant les humains, les elfes, les nains, les orcs, ou bien encore les prodigieux elfes noirs, disposant chacun de forces et de faiblesses, de capacités spécifiques et d'un environnement natif différent. A vous ensuite de modeler votre création en lui octroyant une profession, à définir entre combattant et magicien, puis un sexe, et enfin un visage avenant, en jouant sur la forme de ce dernier, et sur les cheveux l'accompagnant. Un début en demi-teinte donc, qui déçoit un tantinet face à l'exhaustivité d'Everquest 2, permettant tout de même de spécifier un nombre de paramètres ahurissant, allant jusqu'à l'inclinaison des sourcils. Rien de cela donc dans Lineage 2, mais une compensation de taille est offerte une fois votre intervenant terminé. Cette dernière prend en fait les traits du chara-design. Réellement foudroyant de beauté, les divers personnages sous votre pouvoir créateur arborent un style inimitable et un aspect fin et élancé attirant. Même les orcs qui pourtant sont normalement mis de côté par les chara-designers, se voient ici gratifiés d'un rendu artistique de premier ordre, les rendant presque aussi charismatiques que les elfes noirs. Ces derniers par ailleurs, détenteurs de longues chevelures immaculées provoquent une fascination totale et immédiate, renvoyant les individus superbes et véritablement classes de FF 11 dans d'obscures limbes. Certes moins détaillés et moins propices à revêtir des armures à la robe argentée, il n'en reste pas moins que les avatars de Lineage 2 vous donneront un plaisir de contemplation.

Puis dès votre arrivée dans l'immense temple aux contours acérés, baignés d'une lumière hésitante (dans le cas d'un Elfe Noir que je me suis empressé de choisir), vous commencerez à écarquiller les yeux devant l'architecture pénétrante de ce lieu. Véritable cathédrale d'ébène, elle écrase et sublime, donnant à ressentir au joueur l'émotion inquiétante d'un mysticisme latent. Et l'on retrouve cette volonté d'innovation tout au long de ses pérégrinations à la fois épiques et hésitantes. Chaque lieu traversé exhale une volonté évidente de cohérence architecturale tout en incluant des spécificités liées à chaque province, et une adaptation à la "personnalité" des divers peuples. Par exemple, le village des Elfes noirs est une ode à la magie noire, reclus sous une montagne, et plongé dans une obscurité simplement brisée par les lueurs bleuâtres des chaumières. Un hameau somme toute classique se dit-on, jusqu'à apercevoir une gigantesque main tendue vers le ciel disposée au coeur de la place centrale et surmontée d'un halo d'énergie pure. Un côté malsain et ténébreux se dégage alors de cette vision et pousse à se plonger plus en avant dans la mythologie propre à cette race.

De même, les différents lieux traversés, que ce soient des montagnes, des vallées ou encore de désagréables marais, disposent d'un placement intelligent et favorisant une approche spectaculaire. Je vous assure que lorsque vous passerez au sommet d'un col, surplombant de vertigineux précipices entourés de monts se détachant dans la brume d'une soirée naissante, vous comprendrez ce que le terme aventure signifie. Evidemment, il faut aimer le style graphique fortement orienté manga pour ressentir pleinement la fascination émanant du design général. Objectivement, Lineage 2 fait pâle figure techniquement face à Ryzom ou Everquest 2, mais n'adhérant pas du tout au design des deux précités (mis à part Ryzom dans une moindre mesure) je me complais énormément plus dans le titre de NCSoft. Le MMORPG est un genre dans lequel le bien-être est tellement indispensable, sorte de pierre de voûte de l'intérêt, qu'il vous faudra évidemment essayer le soft avant de l'acquérir, au risque d'être déçu. En revanche, d'un point de vue strictement technique, Lineage 2 ne fait pas le poids avec ses concurrents, loin s'en faut. En effet, les textures s'avèrent relativement limitées, et ne disposent d'aucun relief. Le sol en particulier, souffre énormément de cette carence, et semble appartenir aux jeux de rôle online d'il y a 2 ou 3 ans. Des touffes d'herbes surgissent ça et là, dans le but de donner un peu de vie, mais ne suffisent pas à faire oublier cet écueil. De même, la distance d'affichage, même sur un PC suffisamment puissant, ne parvient pas à convaincre, et noie souvent le proche horizon dans des teintes grisées désagréables. D'où l'importance catégorique de pouvoir se plonger avec délectation dans le design. En poursuivant dans le registre théorique, intéressons-nous maintenant au gameplay. Reprenant dans les grandes lignes les bases du MMORPG, Lineage 2 inclut tout de même certaines subtilités dignes d'intérêt .

Tout d'abord, autant vous prévenir d'avance, le jeu de NCSoft est clairement orienté PvP (joueur contre joueur), ce qui implique que vous aurez parfois à livrer bataille avec d'autres habitants "humains" des régions que vous traversez. Mais pas d'inquiétude, vous débuterez votre gain d'expérience par de nombreuses chasses aux monstres. Néanmoins une fois un certain niveau atteint, et lors de pénétrations dans des zones à la dangerosité supérieure, il vous arrivera de croiser des guerriers souhaitant vous occire et se saisir par la même de certains de vos objets, tout en empochant de l'expérience. C'est trop injuste ! Direz-vous. Et bien c'est le cas, mais un système de "loi" existe, punissant les agresseurs patentés. En effet, vous remarquerez une fois présent dans le titre, que le nom de votre héros apparaît au-dessus de ce dernier en blanc. Cela signifie que vous ne vous êtes pas attaqué à un autre joueur récemment. De ce fait, si quelqu'un s'en prend à vous sous ces conditions, il perdra des points de karma, et s'inclinera vers le côté "chaotic". Une fois celui-ci atteint, le nom de votre opposant deviendra rouge. Et si par malheur il meurt en état chaotique, ses points d'expérience perdus seront multipliés par quatre. Un principe intéressant qui pousse à réfléchir avant de jouer au "player killer". Par sécurité, restez tout de même loin des routes fréquentées par des personnes de haut niveau. En revanche, si vous vous en êtes auparavant pris à un adversaire dirigé par un être humain, votre patronyme tournera au violet, signifiant que vous devenez maintenant attaquable. Effectivement un être fourbe qui vous tuera à ce moment-là ne recevra pas de pénalités. A vous donc de jauger la situation en faveur des circonstances.

Ensuite, votre destinée sera ponctuée naturellement par un système de missions, recueillies auprès des PNJ (Personnages Non Joueur), qui vous rapporteront, d'une part de l'expérience, et d'autre part une considération plus imposante des autochtones, ce qui aboutira à une confiance accrue et donc à des missions inédites. Un fonctionnement à la Morrowind qui permet de s'immerger sans problème dans ces sociétés imaginaires. Il me restait beaucoup de choses à vous dire, mais par soucis de place, je me contenterais d'évoquer également la présence d'un système valorisant la formation d'entente, de clans, voire d'alliances. En fait, une fois lié à un ou plusieurs compagnons, de manière beaucoup plus aisée que dans FF 11 d'ailleurs, il vous sera possible de fonder un clan dès votre arrivée au niveau 10. Une fois ce dernier mis en place, vous pourrez occuper des places fortes, qu'il faudra bien entendu défendre contre d'autres clans belliqueux. Et c'est là qu'entrent en jeu les alliances, vous octroyant le pouvoir de vous rallier à un ou plusieurs groupes, afin de définir ensemble une entente équilibrée. Des véritables "domaines" s'établissent alors, dans une forme que l'on pourrait rapprocher du Moyen-Age européen. Fort heureusement vous pourrez aussi choisir d'oeuvrer en tant que guerrier solitaire, fier de votre statut, et guerrier de renom. En effet, une fois parvenu au légendaire niveau 20, il vous sera possible de modifier votre classe auprès d'un prêtre. Deux embranchements se présenteront à vous, à vous de savoir celui qu'il vous sied. Au final, donc, et malgré ses défauts visibles, Lineage 2 apparaît comme un MMORPG de qualité, au design stupéfiant et à l'ambiance immersive. Une vie rêvée, un monde fantasmatique, auquel il vous faudra accrocher pour en comprendre toute la portée.

Graphismes
14/20 Cette note va en faire sursauter quelques-uns, mais j'estime que le design compte autant que la réalisation en elle-même. Evidemment, les textures présentes dans le titre ne sont pas équivalentes, loin s'en faut, à celles de Ryzom, et la distance d'affichage est également bien moindre. De plus, les personnages disposent de moins de polygones, et font preuve d'une animation moins décomposée. Cela dit, si vous êtes amateur de design typiquement manga et d'une ambiance envoûtante relayée par un travail architectural impressionnant, vous apprécierez sans commune mesure l'atmosphère et le parti-pris graphique de Lineage 2. Sans faire l'impasse sur la technique bien sûr, vous voyagerez dans un univers fabuleux comblant vos désirs d'aventuriers. Fascinant.

Jouabilité
15/20 L'interface de jeu de Lineage 2 est on ne peut plus simple d'accès et permet, grâce à des onglets immédiatement compréhensibles de naviguer avec facilité dans les différents menus et sous-menus. La barre de raccourcis, commune à tous les MMORPG est véritablement salvatrice dans de nombreuses situations et vous évitera des recherches trop imposantes. Les combats sont quant à eux dynamiques et plongent immédiatement au coeur de l'affrontement. Malgré cela, la richesse de Lineage est bien moindre que celles de FF 11 ou Everquest 2, et les personnes recherchant l'exhaustivité seront clairement déçues.

Durée de vie
15/20 Le titre de NCSoft, bien qu'en retrait face à la concurrence, permet tout de même de passer des heures inoubliables aux commandes de son fringuant guerrier adeptes de landes solitaires. Prenant dès les premières secondes, et découvrant a fur et à mesure de votre avancée de superbes villes et régions, Lineage 2 vous tiendra en haleine de très longs mois et vous poussera sans cesse à avancer dans votre quête afin de rencontrer de nouveaux peuples et styles graphiques.

Bande son
16/20 Nettement supérieure à celle de FF 11, la bande sonore étonne sans cesse dans ses accents épiques et clairement cinématographiques. Parfois rappelant Gladiator, tantôt contenant des passages digne du Seigneur des Anneaux, les compositions se révèlent de grande qualité sonore et musicalement très travaillées. Les effets sonores d'ambiance quant à eux s'avèrent fort convaincants, et les chocs entre diverses armes demeurent bien rendus. Un souffle d'aventure s'étend sur votre quête.

Scénario
15/20 Claire comme du pétrole au point où j'en suis, la trame scénaristique démarre tout de même assez bien, évoquant un complot général des elfes noirs, s'infiltrant dans la population pour en renverser les dirigeants. C'est tellement bon d'être du côté des méchants.

Note Générale
15/20 Loin d'être au niveau des monstres que sont Ryzom ou encore Everquest 2, Lineage 2 fait aisément jeu égal avec FF11, pas dans le fond, mais dans l'ambiance et le design. Un jeu n'est pas simplement une somme de contraintes techniques. C'est aussi la construction d'un univers dans lequel le joueur se sent plus ou moins à son aise et dont certaines influences lui parlent. Ceux qui cherchent la compétition technologique se rueront sur les deux chefs d'oeuvres précités, et ceux privilégiant un design typiquement asiatique et une plongée dans une ambiance choisiront un Lineage 2 moins probant mais tout aussi agréable. A essayer avant d'acquérir.
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# Posté le lundi 11 juin 2007 13:25
Modifié le lundi 18 juin 2007 05:35

Seigneur Des Anneaux Online ( LOTRO )


Editeur : Codemasters
Développeur : Turbine
Type : Jeu de Rôle/MMO
Site web officiel : http://www.lotro-europe.com/news.php?id=1499&articletype=News

Support : DVD
Multijoueurs : jouable uniquement sur internet en payant un abonnement de 12,99 ¤ par mois
Sortie : 24 avril 2007
Version : française intégrale

Config minimum :
Win XP/Vista, PIV 1,8 GHz, 512 Mo de RAM, carte 3D 64 Mo (Geforce 3 ou mieux - non compatible Geforce 4 MX), connexion internet 56 K

Config conseillée :
Win XP/Vista, PIV 3,2 GHz, 2 Go de RAM, carte 3D 256 Mo (Geforce 7800), connexion internet 512 K

Classification : Déconseillé aux - de 12 ans
Similaire à : World Of Warcraft Everquest 2 : Echoes Of Faydwer




Jouer au hobbit et arpenter la Terre du Milieu est un rêve que beaucoup de joueurs de MMORPG fans de la saga de Tolkien caressent depuis très longtemps. Le Seigneur des Anneaux Online offre cette possibilité et se destine donc à tous ceux qui, nombreux, voudraient partir sur les traces de Frodon et de la Communauté dans une aventure dantesque.

Car c'est bien là la principale spécificité des Ombres d'Angmar : vous ne pouvez y incarner que les "gentils". Ainsi, lorsque vous créez votre avatar, vous ne pouvez choisir qu'un personnage humain, nain, elfe ou hobbit. On ne peut que le regretter, d'autant que les classes elles non plus ne sont pas franchement nombreuses puisqu'il n'y en a que 7. Même si elles portent des noms originaux issus de l'univers de Tolkien, toutes sont basées sur des archétypes très classiques dans le petit monde du jeu de rôle online : le tank, l'archer, le soigneur, le mage... Bref, la première impression que l'on a du titre n'est pas vraiment positive.

Et pourtant, une fois que l'on a choisi quelle carrière on voulait embrasser et quel look notre avatar aura, on est agréablement surpris par les premiers pas en Terre du Milieu. En effet, la partie commence par une instance propre à chaque race qui met tout de suite dans l'ambiance. Si vous jouez un elfe par exemple, vous aurez à faire face à l'attaque de votre village par des gobelins. Une fois que vous aurez achevé ce petit prologue qui fait un peu office de tutorial, vous serez envoyé sur la zone des débutants qui vous permettra de faire vos premières armes en compagnie d'autres joueurs et de progresser jusqu'au level 5 ou 6 avant de passer aux choses sérieuses. Vous n'en aurez cependant pas terminé avec les zones instanciées (niveaux où vous êtes seul et où vous ne pouvez pas rencontrer d'autres joueurs), puisque de telles phases sont disséminées tout au long de l'aventure. Elles ne constituent cependant pas plus de 10 % du territoire que vous explorerez mais elles sont importantes car c'est en grande partie par ce biais que l'histoire évolue. Si on ne suit pas à proprement parler les pérégrinations de Frodon et de ses acolytes, on peut néanmoins les rencontrer car ils ont été inclus sous forme de PNJ. Mais ne rêvez pas, ces rencontres restent brèves et c'est votre propre chemin qu'il faudra tracer.

La progression se passe comme dans tous les autres MMORPG : vous obtenez des quêtes que vous devez accomplir pour gagner de l'expérience, de l'équipement et de l'or. C'est d'ailleurs ce dernier qui vous servira pour acheter de nouvelles compétences aux entraîneurs que vous rencontrez en ville. L'évolution des personnages est donc très proche d'un autre jeu concurrent dont nous tairons le nom (une petite indication néanmoins, son titre commence par World et finit par Warcraft). Ce n'est absolument pas un reproche puisqu'on n'a pas encore trouvé plus intuitif, même si le titre de Blizzard n'a absolument rien inventé dans le domaine. Ce qui est appréciable dans Les Ombres d'Angmar, c'est que certaines quêtes sont plutôt originales et nous changent un peu du sempiternel "allez parler à Tartempion", "allez tuer 10 sangliers", "ramassez 10 brindilles"... Même si la majorité des objectifs sont de cet acabit, les développeurs ont fait l'effort de proposer ponctuellement quelques missions moins communes. Je pense entre autres à une quête se trouvant dans la Comté qui consiste à récupérer des oeufs dans des nids de poules sans que le coq qui patrouille dans le coin ne vous voie. C'est plutôt marrant et décalé, et surtout, très bien intégré dans l'univers du Seigneur des Anneaux. Sans être ridicule, ce genre d'objectif parvient à insuffler une certaine touche d'humour et une bouffée d'air frais dans un monde impitoyable. Bref, l'ambiance est réussie, surtout lorsqu'on prend la peine de bien lire les quêtes.

Moins sympathique en revanche, la zone qu'il est possible de visiter est assez restreinte. Ne comptez pas avoir accès à l'intégralité de la Terre du Milieu, seule une région a été incluse, celle de l'Eriador. Inutile ainsi d'espérer visiter le Gondor ou le Mordor, du moins dans un premier temps, puisque ces territoires ne sont pas accessibles pour le moment. Je dis bien pour le moment puisque les développeurs ont promis d'étendre la zone de jeu dans des patches et probablement dans des add-on. Cependant, il y a déjà de quoi faire avec cette grande région située à l'Ouest des Monts Brumeux qui couvre un territoire assez vaste. Les joueurs solitaires pourront d'ailleurs progresser assez aisément, du moins jusqu'au niveau 20 où il devient très avantageux de grouper pour accomplir la plupart des quêtes, surtout qu'en travaillant avec d'autres joueurs, on obtient la possibilité de faire des "manoeuvres de communauté" pendant les combats. Lorsqu'une telle manoeuvre est engagée, une roue comprenant quatre icônes colorées apparaît sur l'écran de chaque membre du groupe, chacun devant cliquer sur une des couleurs correspondantes. L'une d'elles lancera une attaque, une autre un soin... Bien évidemment, il vaut mieux s'entendre avant pour exécuter des combinaisons donnant droit à des bonus plus importants. Par exemple, si les membres de votre groupe de 6 personnes (taille maximale) choisissent tous une icône de la même couleur, son effet sera décuplé. Il est aussi possible de sélectionner chacun une couleur en fonction de la combinaison que vous souhaitez effectuer (par exemple : rouge, vert, jaune, bleu, rouge et vert). Il existe des douzaines de combinaisons possibles et c'est à vous de les découvrir. Ce système n'est pas sans rappeler les opportunités héroïques d'Everquest 2. Bien utilisées, les manoeuvres de communauté peuvent faire la différence entre un combat perdu et une bataille gagnée.

Un autre point fort du jeu se voit lorsque l'on atteint le niveau 10. Vous pouvez alors avoir accès à une nouvelle fonctionnalité appelée "joueur monstre". Elle vous permet, en vous rendant sur une stèle spéciale se trouvant en ville, de créer de toutes pièces un nouveau personnage en parallèle de votre avatar actuel, mais dans le camp du mal celui-là. 5 choix s'offrent à vous : faucheur orque, tisseuse, ourouk à flèches noires, chef de guerre ourouk et ouargue traqueur. Ils commencent tous au niveau 50 dans les Landes d'Etten, une zone spéciale qui est aussi accessible aux personnages des peuples libres qui ont atteint le niveau 40. Que vous jouiez avec un monstre ou avec votre avatar principal, vous arrivez dans cette région dans votre base de départ où vous trouverez des PNJ donnant des quêtes. Si la base est sûre, dès que vous en sortez, vous pouvez vous faire attaquer par tout joueur du camp adverse. Dans cette zone, vous pouvez gagner des points de destinée, d'infamie ou de renommée (en fonction de votre faction) qui vous permettront d'acquérir de nouvelles compétences et d'améliorer l'efficacité de votre personnage ou de votre monstre. C'est d'autant plus important pour ces derniers, car comme ils commencent directement au niveau maximum, ils n'auront pas la possibilité de gagner des levels. Le but ultime de cette zone est tout de même de s'emparer des forts qui sont disséminés sur la carte. Un drapeau indique le camp qui en est actuellement maître. Plus une faction a de forts en sa possession, et plus elle aura de quêtes à accomplir dans les Landes d'Etten. Bref, ce mode est une sorte de RvR qui permet de pallier à l'absence de mode PvP dans les zones de base. Il permet aussi de donner la possibilité au joueur d'incarner un personnage mauvais, même si ça ne remplace tout de même pas une vraie aventure complète que les développeurs auraient pu inclure en permettant de jouer dès le départ un serviteur de Sauron.

Côté artisanat, rien que du très classique. Vous choisissez une vocation comprenant un pack de trois professions. Par exemple, ceux qui sélectionnent la vocation de joaillier sont à la fois bijoutiers (pour créer les bijoux), prospecteurs (pour ramasser les matières premières) et cuisiniers (pour créer des denrées permettant par exemple de refaire le plein de moral (la santé du jeu)). Votre compétence évolue indépendamment dans chacun des domaines que vous maîtrisez et vous pouvez même changer de vocation, mais vous perdez alors toute l'expérience acquise dans les professions qui ne sont pas communes à l'ancienne et à la nouvelle vocation. Si tout cela joue évidemment en faveur du jeu, quelques points nous ont franchement déçus. Nous avons déjà parlé du manque de classes et de races et du fait que l'on n'ait pas de vraie possibilité d'aventure complète avec les méchants (le "joueur monstre" n'étant qu'une pâle tentative de pallier au problème), mais le gameplay connaît lui aussi quelques lacunes à commencer par la composition des zones qui sont parfois assez vides. On se croirait parfois dans un simulateur de randonnées tant certains lieux sont dénués de monstres et de quêtes. Les animations pendant les combats ne sont pas non plus franchement convaincantes ce qui nuit un peu à l'immersion du joueur. Une immersion aussi entamée par le fait que l'on ne puisse pas entrer dans la majorité des bâtiments et par l'impossibilité de posséder sa propre maison.

Autre point qui aurait pu être amélioré, l'orientation du joueur. On a bien une carte, mais on ne peut pas annoter celle-ci et c'est préjudiciable lorsqu'on doit revenir chercher une récompense au PNJ qui nous a donné une quête que l'on vient d'accomplir. Certes, la ville où il se trouve est précisée, mais c'est ennuyeux de tourner en rond car il faut s'en approcher assez près pour voir le petit anneau caractéristique s'afficher sur le radar. D'aucuns rétorqueront que c'est pour que le plaisir de la recherche soit intact. Je suis d'accord en ce qui concerne les quêtes, c'est bien que l'on ne nous mâche pas trop le travail en ne nous indiquant pas exactement où il faut nous rendre, mais pour revenir chercher sa récompense, une bonne grosse flèche sur le radar aurait quand même été fichtrement pratique. Au final, Le Seigneur des Anneaux Online reste tout de même un bon titre, mais il exploite insuffisamment la richesse de l'univers dont il s'inspire et à ce titre, ce n'est pas le MMORPG ultime que l'on était en droit d'attendre.

Graphismes
15/20 Les décors sont plutôt jolis. Mention spéciale aux textures de certains bâtiments qui donnent vraiment l'impression que l'on a affaire à de la vraie pierre. En revanche, les personnages sont un peu moins convaincants. Leur animation est en deçà du reste ce qui donne lieu à des combats loin d'être impressionnants.

Jouabilité
15/20 On a droit à quelques idées intéressantes : la fonctionnalité "joueur monstre", les manoeuvres de communauté... Mais hormis ces quelques petites gâteries, c'est le classicisme qui domine. De plus, certaines zones sont vides et on souhaiterait voir apparaître quelques options supplémentaires qui faciliteraient la vie du joueur : annotations sur la carte, flèche pour retrouver un PNJ...

Durée de vie
15/20 C'est peut-être le point sur lequel les fans de l'oeuvre de Tolkien seront le plus déçus. Certes, le territoire est assez vaste, mais le fait de n'avoir que l'Eriador à se mettre sous la dent est tout de même un peu pingre. Heureusement que les développeurs ont promis d'ajouter du contenu par le biais de patches. En outre, il n'y a pas assez de classes et de races. Visiblement, Turbine a l'air d'en garder sous le pied pour de prochains add-on.

Bande son
15/20 La musique est dans le plus pur style bande-son de jeux heroic-fantasy et elle ne marquera donc pas les esprits, au vu de son aspect commun et basique. Malgré tout, elle est bien réalisée, de même que les effets sonores et les voix françaises, de bon niveau.

Scénario
16/20 C'est bien le contexte de l'oeuvre de Tolkien qui constitue le principal point fort de ce jeu. Les quêtes s'imbriquent parfaitement dans cet univers et c'est un vrai bonheur que de voir progresser l'histoire au travers des quelques instances qui parsèment l'aventure.

Note Générale
15/20 Le Seigneur Des Anneaux Online : Les Ombres D'Angmar est un MMORPG sympathique. Pas ultime certes, à cause de certaines zones vides, du manque global de races et de classes et de l'absence de certaines options qui auraient grandement facilité la vie du joueur, mais globalement on passe tout de même de bons moments en Terre du Milieu, et à ce titre, on peut donc conseiller le soft.
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# Posté le lundi 11 juin 2007 13:34
Modifié le lundi 18 juin 2007 05:32

Everquest 2


Editeur : Ubisoft
Développeur : Sony Online Entertainment
Type : Jeu de Rôle/MMO
Site web officiel : http://everquest2.station.sony.com

Support : DVD
Multijoueurs : jeu uniquement sur internet
Sortie France : 08 novembre 2004
Version : française intégrale

Config minimum :
Win 98/2000/ME/XP, PIII 1 GHz, 512 Mo de RAM, carte 3D 64 Mo, 6 Go de libre sur le disque dur, connexion internet 56 K

Config conseillée :
Win 98/2000/ME/XP, PIV 3,6 GHz, 1 Go de RAM DDR2, carte 3D 256 Mo GeForce 6800 ou ATI X800, connexion internet 512 K

Classification : Déconseillé aux - de 12 ans
Similaire à : The Saga Of Ryzom World Of Warcraft



Après les nombreuses extensions destinées à Everquest premier du nom, SOE se décide enfin à sortir une véritable suite à son jeu fétiche. Nouveau moteur graphique, gameplay repensé, monde transformé et nouveau scénario sont quelques-uns des ingrédients de ce jeu attendu au tournant par de nombreux fans. Dire que les développeurs n'ont pas droit à l'erreur est un euphémisme puisqu'aujourd'hui la concurrence est devenue beaucoup plus rude dans ce domaine avec les nombreux jeux de qualité déjà sur le marché et l'arrivée prochaine de World of Warcraft. Bref, Everquest 2 doit absolument être bon dans tous les domaines pour tenter de séduire le maximum de joueurs.

Le nouveau jeu de Sony Online se déroule 500 ans après les événements décris dans Everquest. Le royaume de Norrath a été dévasté par un violent cataclysme. Le monde a bien changé, les continents sont totalement différents et seules deux grandes villes (4 à 5 fois la taille qu'elles avaient dans EQ1) sont présentes : Qeynos et Port-Franc. La première, dirigée par Antonia Bayle est peuplée d'habitants courageux et braves. Quant à la seconde, elle est sous le régime tyrannique de Lucan D'Lere et abrite les personnes les plus détestables du royaume. A la création de votre personnage, vous devrez donc choisir quelle sera votre ville. Attention, car ce choix n'est pas neutre. En effet, certaines sous-classes ne sont disponibles que dans une cité et d'autres dans une autre. Vous ne choisissez donc pas votre classe dès le début de la partie. En fait, un système d'arborescence a été mis en place. Au niveau 3 vous devez choisir l'un des quatre archétypes de base disponible (combattant, mage, prêtre, éclaireur). Ce choix détermine ensuite les trois classes qui vous sont accessibles au niveau 10 puis les deux sous-classes que vous pourrez finalement adopter. Prenons un exemple. Si au niveau trois, vous choisissez d'être prêtre, au niveau 10 vous pourrez devenir soit clerc, soit druide soit shaman. Si vous choisissez clerc, vous pourrez au final devenir templier ou inquisiteur au niveau 20. 24 professions sont disponibles. Et il est à signaler que les 15 races du jeu peuvent se combiner avec toutes ces classes. On peut donc très bien avoir par exemple un troll paladin. En plus de votre classe d'aventurier, vous pouvez aussi choisir une des 9 classes d'artisanat permettant de créer toute une variété de sorts ou d'objets.

Lorsqu'on entre pour la première fois dans le jeu, on s'aperçoit tout de suite qu'un gros effort a été fait pour accueillir ceux qui n'ont jamais joué à un MMORPG. Un petit tutoriel s'offre en effet à nous et permet d'appréhender très simplement les aspects essentiels du jeu. Les nouveaux ne sont donc pas lâchés dans la nature sans aucune aide et c'est très appréciable. Autre petit plus : des cartes sont accessibles pour les différents quartiers des villes. Pratique pour trouver une armurerie ou un forgeron. En revanche, les cartes de certaines zones ne sont pas dévoilées par défaut ou sont carrément inexistantes. C'est un choix volontaire de la part des développeurs et cela permet au joueur de voyager à l'instinct et pas en suivant un chemin prédéterminé sur une carte. L'aspect découverte s'en trouve donc renforcé. Le jeu étant divisé en zones nécessitant un temps de chargement entre chacune d'entre elles, on est par là même tenté de bien fouiller les différents lieux qui s'offrent à nous pour rechercher l'entrée d'une grotte, un PNJ ou encore un ennemi particulier. Bref, l'exploration est le principal intérêt du jeu. Everquest 2 est dédié à cela et au PvE (combats joueurs contre monstres). Il n'y a donc pas de PvP (combats entre joueurs) pour l'instant. Si le PvP est un de vos centres d'intérêts principaux lorsque vous jouez à un MMORPG, vous pouvez dès à présent arrêter de lire ce test et aller voir ailleurs.

Une des nouveautés introduite dans Everquest 2 a pour nom "opportunité héroïque". Ces OH sont en fait des sortes de combos qui, si elles sont réussies, déclenchent au final un sort, un coup spécial ou une amélioration. Le plus intéressant c'est que ces OH sont aussi utilisables en groupe. Il faut alors que chacun des membres le composant utilise la bonne compétence au bon moment pour réussir la combo. Loin d'être un gadget, cette nouveauté permet de faire toute la différence lorsqu'on sait que les bonus accordés peuvent par exemple être un soin pour tout le groupe, le déclenchement d'un sort de dégât puissant qui vient achever vos ennemis... Autre changement comparé à Everquest premier du nom, la mort est moins pénalisante car on ne perd plus son équipement. En fait, on ne fait que perdre de l'expérience et des points de statistiques que l'on peut retrouver en revenant sur les lieux de sa mort. La gestion des groupes a aussi été améliorée, et c'est d'ailleurs l'un des aspects sur lequel les développeurs ont mis le plus l'accent. Un frein a été mis au power leveling car désormais quand un groupe attaque un monstre, on ne peut plus taper ce monstre ni aider le groupe, à moins qu'il n'en fasse la demande, mais dans ce cas, plus d'expérience ! Finis, les level 1 qui se font aider par un level 50 non groupé pour monter facilement de niveau. De même, les objets eux aussi ont un niveau et un joueur de petit level ne peut plus profiter des bonus importants d'un objet puissant. On est obligé de s'équiper d'objets de son niveau pour en tirer le maximum. C'est beaucoup plus logique comme ça.

Parlons maintenant d'une des particularités les plus visibles d'Everquest 2 : les graphismes. A l'époque d'Everquest premier du nom, beaucoup de personnes s'étaient étonnées du fait que le titre oblige les joueurs à avoir une carte 3D à une époque ou rare étaient ceux qui en possédaient une. En fait, les développeurs avaient fait un pari sur l'avenir : le pari que l'évolution technologique allait suivre le jeu et non l'inverse. Ce pari, a priori risqué, allait être par la suite réussi puisque le soft de Sony allait faire preuve d'une longévité exceptionnelle et s'adapter à toutes les générations de PC qui se succédèrent à un rythme effréné. Et bien le même choix a été fait pour ce deuxième volet qui, disons-le tout de suite, n'est pas fluide avec tous les détails à fond même sur les PC les plus puissants. En fait, le moteur graphique est prévu pour durer et pour profiter des prochains progrès en matière de processeurs centraux et de cartes graphiques. Mais rassurez-vous car même s'il est impossible de mettre les détails sur "Extreme" sans avoir à subir un framerate poussif, les niveaux de détails moins ambitieux offrent déjà des décors et des personnages absolument superbes. Ainsi, les textures des vêtements, de la peau et des différentes fourrures des monstres font partie des plus belles que l'on n'ait jamais vues. La gestion des ombres est absolument fabuleuse et l'eau sublime. Everquest 2 est donc bien le plus beau MMORPG existant actuellement.

L'ambiance sonore n'est pas en reste puisque Sony Online Entertainment a fait appel à une compositrice de talent qui a déjà travaillé sur des films, des séries télé et des concerts classiques : Laura Karpman. Mais puisque les partitions ne sont rien sans une interprétation de qualité, l'éditeur n'a pas choisi de la confier à des logiciels de traitement sonore, mais à un véritable orchestre : l'orchestre symphonique d'Europe de l'Est. On se retrouve donc avec des morceaux musicaux absolument superbes. Quant aux bruitages, outre leur qualité intrinsèque, ils profitent des dernières technologies de positionnement sonore (EAX3...) permettant aux personnes équipées de profiter d'une ambiance très immersive. L'immersion, on la ressent d'autant plus que, et c'est une première dans un jeu de ce type, tous les dialogues sont parlés ! Oui, vous avez bien compris, tous les personnages non joueurs parlent de vive voix. L'ambition des développeurs est d'ailleurs d'avoir tous ces dialogues traduits en français très rapidement. Hélas, c'est encore loin d'être le cas et on se retrouve donc avec une majorité de voix dans la langue de Shakespeare. Ce ne serait pas trop gênant si une partie des textes aussi ne l'était pas. En effet, on a souvent droit à des quêtes qui nous disent de trouver tel ou tel personnage dont le nom a été traduit en français dans le jeu alors que la quête en question nous le donne en anglais ou inversement. On vous demande par exemple de trouver Ricalin alors que cette personne s'appelle Laughlin dans le jeu. Pas très pratique ! Heureusement, les équipes de localisation ont récemment étaient renforcées pour remédier à tout cela, mais vu la somme de travail à accomplir, il y a fort à parier que le jeu ne soit pas en version française intégrale avant plusieurs semaines. On se demande bien pourquoi les responsables de la traduction ont choisi de traduire les noms propres qui auraient très bien pu rester en VO. Certains joueurs préféreront donc sans doute choisir un serveur anglophone et non francophone pour avoir tous les textes en anglais et ne pas avoir à subir cette traduction incomplète.

Concluons cette escapade dans le monde de Norrath par la seule question qui est digne d'être posée : est-ce-que le jeu vaut bien les 13,49 euros par mois d'abonnement indispensable ? Et bien en fait, tout dépend de votre façon de jouer. Si vous êtes en manque de quêtes complexes, que vous appréciez de voyager en suivant votre instinct sans être guidé par une carte, que vous aimez avoir accès à un gameplay riche et que le PvP n'est pas une de vos principales préoccupations, alors oui, Everquest 2 est fait pour vous et on ne peut que vous souhaiter bonne chance pour vos futures aventures dans le monde de Norrath, qui, on vous le garantit, seront riches en émotions et en surprises

Graphismes
18/20 Fichtre que c'est beau ! Le moteur graphique est capable de prouesses. L'herbe bouge sous l'effet du vent, les textures sont superbes, des vaguelettes se forment et troublent le reflet de l'environnement sur l'océan, les animations étonnent par leur précision et leur naturel.

Jouabilité
18/20 Le jeu parvient à concilier une prise en main facile et une richesse rarement atteinte. Certaines quêtes sont très complexes et réclament plusieurs heures d'efforts pour être accomplies. Et Everquest 2 se permet même d'innover en introduisant un intéressant système d'opportunités héroïques, qui sont des sortes de combos donnant droit à des bonus si elles sont réussies.

Durée de vie
19/20 Enorme ! Le jeu est d'une richesse folle. Les environnements et les monstres sont variés, les quêtes longues et nombreuses. Des dizaines, voire des centaines d'heures de jeu en perspective.

Bande son
18/20 Pour la première fois dans un MMORPG, tous les dialogues sont parlés ! Les doubleurs s'en sortent très bien. Quant aux bruitages, ils arrivent à recréer une véritable ambiance pour chacun des niveaux du jeu. Mais c'est surtout la qualité des morceaux musicaux qui surprend : variés, superbement composés et joués par un orchestre symphonique, on a des frissons tellement c'est beau.

Scénario
18/20 C'est encore un des points forts du titre qui immerge le joueur dans un univers héroic fantasy très crédible avec ses créatures mythiques, ses complots, ses alliances contre-nature, sa magie et ses nombreux mystères à élucider.

Note Générale
18/20 Fabuleux, magique, superbe, ahurissant, fantastique ! Tous ces qualificatifs s'appliquent à merveille à Everquest 2. Les développeurs n'ont pas ménagé leur peine et nous proposent aujourd'hui ce qui se fait de mieux en matière de jeu de rôle massivement multijoueur. Un sans faute à tous les points de vue : réalisation, gameplay, richesse de l'univers, ambiance sonore... Seul bémol, la traduction française est loin d'être terminée et on se retrouve parfois à chercher un PNJ dont le nom nous a été donné en anglais alors qu'il apparaît en français dans le jeu ou inversement. Pas très pratique ! Mais on nous a promis que tout serait fait pour remédier à cela dans les meilleurs délais, alors on espère et en attendant, on continue à explorer le royaume de Norrath avec un plaisir non feint.
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# Posté le lundi 11 juin 2007 13:43
Modifié le lundi 18 juin 2007 05:27

Dark Age Of Camelot


Editeur : Wanadoo Edition
Développeur : Mythic Entertainment
Type : Jeu de Rôle/MMO
Site web officiel : http://daoc.goa.com/fr/

Support : CD
Multijoueurs : Massivement Multijoueur Online
Sortie : 21 janvier 2002
Version : française

Config minimum :
Pentium III 450 Mhz, 128 Mo de RAM, carte 3D 16 Mo, Modem et connexion Internet

Config conseillée :
Pentium ou Athlon 1 Ghz, 256 Mo de RAM, carte 3D 64 Mo, connexion haut-débit illimitée

Classification : Déconseillé aux - de 12 ans
Similaire à : Everquest : The Ruins Of Kunark Anarchy Online




A la mort du Roi Arthur, Albion son royaume se retrouve en proie aux attaques des habitants des terres étrangères. Vikings ou Celtes multiplient les offensives pour s'emparer des reliques au pouvoir hors du commun et détenues par Albion. A partir de là c'est aux joueurs qu'il appartient de donner vie à ce background et d'en écrire la suite mêlant les Chevaliers de la Table Ronde aux mythes scandinaves ou à la culture Celtique. Trois Royaumes avec leurs races respectives et empruntant les voies de l'ordre, de la nature ou de la barbarie. C'est à partir de là qu'il incombera au joueur de choisir son camp et de l'aider face aux deux autres nations ennemies. Si certains pensaient que des titres comme EQ limitaient la création de personnages, que ce soit au niveau des races, classes, ou même des tenues vestimentaires plus tard, ici il en est tout autrement. On dispose en effet de quatre races jouables par royaume avec des Trolls, des Vikings, des Celtes, des Elfes, des Firbolgs ou encore des Bretons des Hilanders et des Avaloniens. Mais où le tout se complique c'est que chacune de ses races peut ensuite choisir sa classe et ses compétences pour engendrer un personnage quasi unique. Choisissant entre les différentes classes autorisées par la race du perso il faudra ensuite dès le niveau cinq choisir en plus une spécialité qui orientera de manière significative la technique de combat et surtout la fonction plus tard de l'avatar lorsqu'il s'agira de jouer en groupe et surtout de livrer bataille aux autres royaumes.

Dès le départ DAoC bénéficie donc d'une intéressante complexité. Mais ce n'est pourtant pas tout car qu'il s'agisse de la magie ou des arts guerriers, au fil des niveaux le joueur choisira de répartir les points d'apprentissage acquis dans différentes voies. Augmenter la défense, le maniement de l'épée ou encore du marteau alors que les classes disposant de sorts choisiront de posséder des sorts défensifs ou au contraire offensifs. Certains personnages pourront même exercer des combos en enchaînant leurs différentes compétences d'une certaine manière. De même on retrouve des classes efficaces au corps à corps et d'autres qui au contraire s'avèreront dévastatrices à distance comme les archers. Si les premières heures de jeu ne changent guère le joueur d'un jeu comme Everquest, le tout devient en revanche beaucoup plus intéressant par la suite en intégrant les dimensions PvP et RvR ( Player Versus Player, Realm Versus Realm ). Les premiers niveaux proposent donc une progression classique avec des petites quêtes à accomplir à chaque niveau en allant voir son trainer et des mobs à tuer pour acquérir de précieuses bubs d'expérience histoire d'ensuite aller voir plus loin ce qui se passe sans se faire décalquer. A signaler d'ailleurs que la mort dans DaoC comporte moins de lourdeur que sur EQ par exemple. Si dans ce dernier on n'hésite pas à faire des CR ( récupération des corps ) jusqu'à 4 heures du matin parce que le matos reste sur le cadavre, ici, c'est une tombe qui apparaît à l'endroit du décès. Qu'on se rassure toutefois, si on ne perd pas son stuff ( matériel, objets ) on est toutefois pénalisé par une perte d'expérience. On récupère celle-ci en partie en allant alors se recuillir sur sa tombe, mais il faut également payer un guerrisseur pour récupérer des points de constitution que l'on perd également et qui coûtent vite de plus en plus cher si l'on enchaîne les morts. A signaler par ailleurs que les joueurs peuvent désormais se binder ( affecter un point de retour après une mort ) eux-mêmes en allant se lier aux pierres des âmes situées dans chaque ville, des villes qu'il est possible de rallier au moyen de chevaux que l'on ne dirige pas toutefois.

Au niveau de la dimension PvP celle-ci reste encore limitée par le fait que les joueurs de haut niveau ne sont pas encore aussi répandus que sur des jeux sortis depuis plus longtemps ( mais ça ne saurait tarder, certains montent très vite). On peut toutefois dès le niveau 15 aller faire un petit tour dans les zones prévues à cet effet. Il s'agit de zones frontalières où les combats entre joueurs sont possibles et où il s'agira de rentrer dans le tas de tout ce qui ne fait pas partie de votre camp. Le joueur se présente d'abord dans la zone frontalière de son propre royaume où il rencontrera des joueurs provenant des deux autres. Il lui est également possible de jouer les attaquants en allant directement dans la zone frontalière d'un autre royaume en employant la téléportation. Dans ces zones frontalières les joueurs peuvent s'emparer de forts ou en déloger les occupants ce qui ne manquera pas de piment lors d'attaques de groupes ou même de guildes entières. Un aspect novateur que l'on peut apprécier à sa juste valeur et qui donne une nouvelle dimension aux MMORPG.

Dans un tout autre registre il faut également préciser quelques petites choses sur le matériel des joueurs. Si l'on retrouve des compétences permettant de teindre ses vêtements ou même de les façonner soi-même, le système d'armes et d'objet est quant à lui très particulier. Tout comme il est possible de considérer et d'évaluer les niveaux des monstres ou joueurs au moyen d'un code couleur, il en va de même pour les armes. Celles que l'on utilise doivent être à la portée du personnage. Ni trop petites pour lui ni trop grosses. On arrivera donc à esquinter du matos parce qu'on est encore trop peu expérimenté pour s'en servir ou encore on n'en tirera rien parce qu'il est au contraire devenu désuet. Les armes s'usent d'ailleurs et perdent de leur efficacité au bout d'un certain temps.

Au niveau des graphismes c'est là que l'on sent vraiment le saut de génération avec les autres MMORPG. C'est beau et presque moins gourmand qu'un Luclin avec des textures assez fines et de jolis effets de particules lors des combats et des sorts. Les environnements ne sont pas découpés en zones mais calculés au fur et à mesure de la progression du personnage dans son royaume. Plus de temps perdu à zoner mais plus de salut non plus en passant dans une autre zone lorsque l'on est poursuivit par un mob particulièrement remonté. Il est possible de jouer à la troisième ou à la première personne et ce sont des environnements tout simplement sompteux que l'on découvrira au fil de ses voyages. L'interface quant à elle se veut claire et ne devrait pas rebuter ceux qui découvrent la catégorie de jeu. Elle est par ailleurs assez ergonomique et autorise quelques personnalisations comme un agrandissement des fenêtres ou leur déplacement. Côté sons on découvre de nombreux effets en fonction des créatures rencontrées mais également des environnements traversés, quelques musiques agrémentent admirablement le tout.

En somme même si l'on constate un retour de certains joueurs sur EQ après un séjour sur DAoC, il n'en demeure pas moins que ce titre apporte un réel coup de fraîcheur dans la catégorie des MMORPG. Son univers est aussi riche que soigné et le tout se veut globalement très bien pensé tout en revendiquant et cultivant la différence mais en conservant son appartenance à cette catégorie de jeu très à part. Il toutefois signaler que la localisation n'est pas encore terminée et que les traductions sont toujours en cours. De fait, le tout perd un peu de son charme avec des textes pas toujours bien rendus ou encore avec des noms en français et des articles toujours en anglais. Le fait de parler français prive ( à mon avis ) d'une certaine distance appréciable et parfois d'un certain rolepay qui s'intallait entre les joueurs avec l'usage de l'anglais, mais ceci à au moins le mérite d'ouvrir les MMORPG aux joueurs non anglophones et de clarifier les quêtes. L'univers persistant et évolutif de ce jeu en ligne apporte un grand intérêt qui sera rapidement promu à un rang encore supérieur par les intéractions entre joueurs. Le tout devant encore évoluer par le biais de patches mais également par l'activité des joueurs des trois royaumes. A signaler enfin que s'acquiter de la boîte du jeu ne suffit pas et qu'il en coûtera 10 Euros par mois pour se plonger dans cet univers au delà du mois de jeu offert.

Graphismes
17/20 Des graphismes particulièrement soignés et qui nous changent des tas de pixels que proposait EQ avant Luclin. Les textures sont assez fines et les environnements particulièrement vastes puisque l'on peut traverser un royaume sans charger de nouvelles zones. Les effets de particules sont quant à eux parfaitement rendus et les animations des joueurs sont élégantes et pleines de charme notamment lors de l'utilisation des emotes.

Jouabilité
17/20 Un gameplay assez riche et qui reposera entre autre sur la dimension PvP et RvR proposée par le jeu. Les zones frontalières serviront de champs de batailles aux joueurs qui pourront s'emparer de forts et même se servir de machines de sièges si celles-ci sont implémentées comme il en était question. On retrouve les grandes lignes du MMORPG mais à la sauce DAoC qui apporte pas mal de renouveau et de points très intéressants.

Durée de vie
18/20 Monstrueuse comme la plupart des jeux de la catégorie. Même si l'univers paraît moins vaste que certains autres dinosaures de la catégorie. Les combats entre les trois royaumes offrent pas mal d'intérêt et séduiront ceux qui se sont lassés de s'attaquer à des personnages non joueurs. Le potentiel est là reste à savoir comment le titre évoluera en fonction de la mentalité des joueurs mais également de la gestion qu'en fera Goa au niveau de l'entretien et de l'animation.

Bande son
16/20 Un environnement sonore soigné avec pas mal d'effets lors des combats ou en fonction des créatures affrontées. L'ambiance évolue en fonction des zones traversées toujours grâce à ces éléments mais également grâce à des musiques soignées et parfaitement dans le ton.

Scénario
15/20 Un background plus qu'autre chose, le reste c'est aux joueurs de l'inventer en décidant de l'avenir de leur royaume et en oeuvrant pour sa prospérité.

Note Générale
17/20 Un MMORPG remarquable par les innovations qu'il apporte et le vent de fraîcheur qu'il fait souffler sur la catégorie. Sa réalisation est impeccable on ne regrettera que les traductions encore incomplètes et partielles qui laissent subsister des éléments de textes clairement incohérents, frisant même parfois le ridicule. Gageons que tout ceci sera corrigé rapidement, le reste en tous les cas vaut vraiment le détour.
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# Posté le mardi 12 juin 2007 04:32
Modifié le lundi 18 juin 2007 05:25

EVE Online


Editeur : Simon & Schuster
Développeur : CCP
Type : Stratégie/MMO
Site web officiel : http://www.eve-online.com/

Support : CD
Multijoueurs : online
Sortie : août 2003
Version : française, textes en anglais

Config minimum :
P III 450 Mhz, 128 Mo de Ram, carte Geforce 2

Config conseillée :
P III 1 Ghz, 256 Mo de Ram, carte vidéo 64 Mo

Classification : Déconseillé aux - de 12 ans



CCP est certes un développeur islandais encore méconnu dans le secteur du jeu vidéo, il n'en est pas moins l'auteur d'un jeu qui aura eu le mérite d'intriguer bon nombre d'amateurs de MMORPG jusqu'à sa sortie maintes fois repoussée. EVE Online tente en effet une approche novatrice en la matière, en s'imposant comme l'un des premiers softs massivement multijoueur orientés space-opera.

Qu'est-ce donc que ce titre curieux intitulé EVE Online ? Sans doute quelque chose qu'on pourrait tenter de définir comme une création originale, mélange de RPG et de combat spatial, axée à la fois sur l'exploration, le commerce et la stratégie. Vaste programme, en tout cas, pour ce titre qui se situe dans un univers persistant alternatif composé de milliers de systèmes solaires que le joueur ne pourra que rêver de sillonner dans son intégralité.

On commence ainsi son exploration de l'univers à bord d'un simple vaisseau de base, avec comme principal objectif de se faire de l'argent. Pour cela, différents moyens vous sont proposés ; ça va du forage de minerai sur des astéroïdes, à la récupération de données scientifiques via l'étude de systèmes inhabités, en passant par les échanges commerciaux, à défaut de jouer les éboueurs de l'espace. Outre les différentes missions qu'on pourra se voir régulièrement assigner, l'objectif récurrent réside principalement dans l'upgrade de son vaisseau et l'évolution de son personnage. Pour ce qui est de l'aspect navigation, il n'est possible de piloter qu'un seul vaisseau à la fois, sachant que chaque nation dispose de ses propres frégates, croiseurs, vaisseaux industriels, cuirassés et Titans.

L'évolution de son personnage constitue sans doute l'élément le plus primordial d'EVE Online, dans la mesure où de cette évolution dépend la nature des activités plus ambitieuses dans lesquelles vous pourrez vous lancer par la suite. Vous pourrez par exemple choisir de devenir contrebandier ou chasseur de primes, sans oublier de chercher des alliances en rejoignant telle ou telle corporation. Le renouvellement du jeu dépend entièrement du dynamisme des joueurs présents sur les serveurs, et il faut bien reconnaître que pour l'instant c'est assez calme à ce niveau-là. Concrètement, c'est à chacun de se fixer des buts, étant donné qu'on se retrouve livré à soi-même dès la fin du tutorial, ce qui fait que les joueurs en manque d'imagination risquent de rapidement s'ennuyer. D'autant plus, d'ailleurs, que le jeu se veut relativement difficile d'accès, et l'absence de traduction (seuls le manuel et le tutorial sont en français) n'est pas seule en cause.

Mais faisons rapidement le point sur l'étape décisive de la création de son personnage. Trois fichiers sont disponibles par compte, vous permettant de donner vie à un personnage issu de l'une des cinq nations qui dominent l'univers du jeu. On trouve ainsi les Amarriens, croyants et plutôt brutaux, les Caldariens, capitalistes dévoués attachés à la tradition militaire, les Gallenteans, patriotes et défenseurs de la liberté individuelle, et enfin les Minmatars, opportunistes, sans scrupules et indépendants. Quant à la nation mystérieuse des Jovians, elle n'est pas jouable mais le faible nombre de ses représentants dissimule bien la supériorité technologique de cette race. Les profils proposés sont pour le moins originaux, et le morphing permet de se créer rapidement un personnage unique en son genre. Ici, on ne trouve pas de classes de personnages, mais de nombreuses spécialisations qui dépendent des compétences qu'on choisit au départ et qu'on fera évoluer durant le jeu. L'acquisition progressive des compétences fait qu'il n'y a pas de niveau d'expérience pour les personnages d'EVE Online. Résultat, la progression réalisée n'est pas toujours très significative, et le jeu se révèle moins addictif que la plupart des MMOG.

On peut aussi s'interroger sur ce qui survient lors de la mort de son personnage, un point souvent très délicat dans le déroulement d'une partie de MMOG. Dans EVE Online, un personnage meurt lorsque son vaisseau et sa capsule de survie sont complètement détruits. Il peut alors se réincarner à la condition d'avoir acheté des clones de son personnage, sachant que plus un clone est cher, plus il permet de conserver les capacités acquises par le personnage avant sa mort. Un système plutôt intéressant. Pourtant, le point qui risque le moins de faire l'unanimité auprès des joueurs, c'est bien le gameplay. L'interface se gère entièrement à la souris, via un système de menus et de fenêtres, aussi bien pour le pilotage que pour la gestion des tâches et pour les combats. Le jeu est en vue externe et ne permet pas de passer en vue cockpit, ce qui fait que les scènes d'« action » se limitent à la stratégie et la préparation du vaisseau avant le combat. La victoire dépend surtout de l'équipement de son vaisseau et des compétences acquises par son personnage. Ceux qui s'attendaient à pouvoir contrôler eux-mêmes leur vaisseau risquent en tout cas d'être déçus. De ce point de vue-là et de par son approche pas franchement immersive, EVE Online se révélera difficile à aborder, même pour les habitués des MMOG et des softs de stratégie spatiale. Un achat qu'il vaut donc mieux méditer, d'autant que le prix d'abonnement, qui s'élève tout de même à 12.95$ pour un mois, et le manque de dynamisme de la communauté d'EVE Online à l'heure actuelle, laissent planer un doute sur la faculté de ce titre à pouvoir se renouveler sur la durée.

Graphismes
17/20 Un univers monstrueux d'immensité et visuellement superbe, soutenu par un moteur graphique haut de gamme.

Jouabilité
13/20 Les habitués des simulateurs spatiaux seront peut-être consternés de voir que la navigation et les combats se font entièrement à la souris, sans même une vue cockpit pour faciliter l'immersion. Une carte stellaire permet de faciliter et d'accélérer les déplacements. Un gameplay pas facile d'accès et finalement peu immersif.

Durée de vie
15/20 Passé le tutorial, on est entièrement libre de faire ce que l'on veut, et le jeu ne se renouvelle qu'à la condition de se fixer soi-même de nouveaux objectifs. Mieux vaut être motivé et ne pas se laisser rebuter par les textes en anglais.

Bande son
14/20 Une atmosphère sonore cohérente mais qu'on aurait souhaitée plus épique. Merci pour la traduction. Anglophobes s'abstenir.

Scénario
-/20 A vous de construire l'histoire de vos personnages et de vous fixer des buts pour rendre l'expérience inoubliable. Ceux qui manquent d'imagination vont s'ennuyer rapidement.

Note Générale
14/20 En tentant une approche novatrice dans la catégorie des MMOG, EVE Online risque de ne répondre aux attentes ni des fans de simulations spatiales, ni des amateurs de MMORPG. Même si les possibilités sont vastes et la liberté d'action bien réelle, le système d'acquisition des compétences n'est pas aussi prenant qu'on pourrait l'espérer et le gameplay entièrement gérable à la souris ne favorise pas l'immersion dans le jeu. A vous de voir si l'expérience mérite l'investissement.
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# Posté le mardi 12 juin 2007 04:43
Modifié le lundi 18 juin 2007 05:23