Planetside

Planetside

Editeur : Ubisoft
Développeur : Sony
Type : FPS/MMO
Site web officiel : http://planetside.station.sony.com/

Support : CD
Multijoueurs : Jouable online uniquement
Sortie : 19 juin 2003


Config minimum :
PIII 1GHz, 256 Mo RAM, Carte 3D 64 Mo, DirectX 8.1 et accès internet ADSL

Config conseillée :
PIV 1.5GHz, 512 Mo RAM, carte 3D 128 Mo.

Classification : Déconseillé aux - de 16 ans



Ceux qui pensent que c'est du online que viendra la nouveauté n'ont peut-être pas tout à fait tort. En tout cas, de la nouveauté on en a avec PlanetSide qui nous propose de réunir dans un même jeu les plus férus de shoot online et les fans de MMORPG. Au final, la sauce prend bien même si on a parfois du mal à trouver le bon équilibre d'une action au rythme aléatoire

C'est un bien curieux mélange qui a présidé au développement de PlanetSide. Alors première chose, le titre made in Sony n'est ni un simple Shooter en ligne ni un MMORPG. Si on s'en réfère au package, c'est un Massively Online Action Game. C'est donc entre ces deux genres pourtant bien différents dans leur gameplay qu'on va se situer. D'un côté nous avons l'action d'un FPS avec ses assauts bien velus et ses armes meurtrières (avec une orientation Tribes 2/Battlefield 1942), de l'autre nous avons le background, l'univers persistant et le système de compétences d'un RPG, et pour faire plus joli, autour de tout ça on a rajouté quelques tonnes de ferraille mobile et armée. Et ben !

Ce qu'on propose au joueur dans PlanetSide, c'est de prendre part à une guerre qui oppose des humains exilés malgré eux sur une lointaine planète. C'est donc un soldat que vous allez incarner, mais pas pour des parties comme on les connaît dans un shooter online traditionnel. Trois camps, ou Empires sont disponibles, vous devrez donc choisir votre affiliation et ensuite vous lancer dans l'univers de PlanetSide, vaste s'il en est. Votre but est simple : dominer les autres. Pour ce faire, vous devrez conquérir les îles ou continents qui forment le monde. Sur chaque île un certain nombre de bases vous attendent et c'est elles qu'il faut attaquer. Des assauts de longue haleine et qui devront se conclure (si on simplifie) par le hack de la Console Centrale, hack qui ne prendra effet qu'au bout de 15 minutes, à condition que personne ne vienne réparer les dégâts. Ensuite, la base est à vous.

En gros, du FPS, on retrouve la vue et l'action. Gunfights, mais aussi utilisation de nombreux véhicules qui ont une importance considérable dans le jeu. Outre le fait qu'ils vous éviteront de bien longues marches, leur usage lors des combats fera la différence en terrain découvert ou pour débuter l'assaut d'une base.

Bon, l'aspect MMO, c'est simple, l'univers est persistant et on peut revenir dans le jeu pour avoir la mauvaise surprise de constater qu'on a pris une méga raclée sur un point sensible. Mais qu'en est-il du côté RPG ? Il se manifeste pas un système de compétences ou plutôt de grades et d'acquisition de Certifications (in english in ze text plize). Vos actes d'héroïsme (destruction de matériel, frags, hack etc) vous permettront non seulement d'augmenter votre rang (le level du MMORPG) mais surtout d'acquérir ces fameuses certifications qui vous ouvrent droit à de nouvelles classes d'armement ou de véhicules. On trouve 3 catégories principales de matériel : les armes, les armures et les véhicules. Mais les possibilités de spécialisation de l'avatar sont bien plus vastes. Dans l'infanterie on pourra aussi bien se créer un soldat léger, très mobile qu'un véritable mini mécha engoncé dans une armure énorme. Libre à vous également d'opter pour un agent d'infiltration avec armure furtive. Vous souhaitez vous spécialiser dans le hack ? Pas de problème. De même, un squad aura toujours besoin d'un pilote confirmé pour partir à l'attaque. Un pilote qui aura de nombreuses responsabilités d'ailleurs au regard des véhicules utilisables. On pourra citer l'exemple du transport AMS terrestre qui a la particularité de permettre au joueur de respawner là où l'engin est garé, à condition qu'il soit sous étroite surveillance. Une bonne idée qui évitera au joueur de se taper 15 minutes de marche s'il meurt pendant une attaque et qui démontre surtout l'importance de jouer en équipe.

Car si on peut très bien partir en vadrouille seul, il est fortement déconseillé de le faire car jouer les loups solitaires est le meilleur moyen de ne pas progresser et se faire tailler en pièce par les défenses d'une base. Il existe deux solutions pour se constituer un team. La plus simple consiste à monter un squad composé au maximum de 10 personnes et dont la durée de vie n'excède pas le temps d'une connexion. En dehors de nous rendre plus sociable, travailler de la sorte a de nombreux avantages. D'abord on se montre plus efficace lors d'un assaut. Pourquoi ? Parce qu'il faut diverses aptitudes pour conquérir la base. La force de frappe, un pilote soit pour nous amener à bon port, détruire les défenses ou permettre le respawn rapide, un médecin, un hacker pour couper les ressources de la base telles que les bornes d'équipement ou les tourelles de sécurité etc. En travaillant en équipe, on a tout sous la main. Autre bon plan, tous les actes d'un membre profite à l'ensemble du groupe. En clair, "let's make some good XP". Encore plus intéressant, on pourra constituer des groupes, des Outfits, plus ou moins l'équivalent des guildes des MMORPG.

Quand tout se passe bien, PlanetSide est réellement prenant, stimulant dans ses assauts à la fois construits et nerveux et son côté coopératif très riche par les nombreuses spécialisations. Mais tout ne se passe pas toujours bien. Et dans ce cas, c'est la lenteur qui l'emporte. Si vous ne trouvez pas la bonne équipe, avec au moins 3 ou 4 joueurs expérimentés, c'est l'ignoble galère. Galère parce qu'il faudra attendre longtemps avant que le squad ne soit composé et prêt à partir si vous avez un pilote, galère parce qu'en l'absence de pilote il faudra utiliser le transport automatique pour vous rendre sur les lieux de la bataille et risquer de voir le groupe éparpillé à droite à gauche, galère parce que si vous ne pouvez pas respawner dans un véhicule AMS, vous êtes bon pour la marche ou pour faire 10 minutes (voire bien plus) de trajet avec une jeep de base si vous avez au moins la compétence minimum de conduite. En clair, plus que n'importe quel autre titre PlanetSide peut devenir fastidieux si on est mal accompagné. Un problème de rythme inhérent sans doute à son gameplay mais qu'on ne ressent pas uniquement si on est mal secondé. Trop souvent l'action tarde à se montrer. Un système d'"instant action" est bien présent pour vous envoyer près d'une bataille rapidement, mais il vous y enverra seul et ne suffit de plus pas à supprimer les trop longs moments d'inaction.

Autre souci, en dehors des combats, PanetSide peine à attiser la curiosité du joueur. Le background est en effet peu développé et le tout manque singulièrement de caractère. Les décors se limitent à de très beaux paysages parsemés ça et là de bases, mais entre elles, rien, pas un bâtiment, pas une ruine, pas une rivière, pas un animal, aucune vie, rien, le vide absolu qui rend les fameux longs déplacements laborieux puisque rien n'attisera votre curiosité ou ne pourra vous occuper un moment. Un vide qui se retrouve dans la motivation des affrontements, le background étant mis en sourdine, les factions n'ont pas de personnalité ou de culture et l'histoire n'a aucun fond.

Graphismes
16/20 Un moteur qui sans époustoufler est tout de même très capable, les textures sont fines et les modélisations travaillées. On regrette le design un peu bateau et les lags qui peuvent agacer.

Jouabilité
16/20 Réunir fans de RPG et de FPS c'est possible, cela s'appelle PlanetSide et c'est quand même original. Si on patouille un peu dans l'interface et le système de compétences, on a tout pigé au bout d'une heure. Stimulant pendant les combats, il est regrettable que le jeu soit si mou et que l'attente soit parfois très, très longue avant de pouvoir faire quoi que ce soit.

Durée de vie
16/20 L'univers de PlanetSide est vraiment grand et offre de nombreuses possibilités de spécialisations. Jouer en tant que hacker ou pilote est une expérience différente du jeu en tant que défonceur de trognes.

Bande son
15/20 Certains thèmes musicaux sont excellents, d'autres plus quelconques. Les effets sont corrects mais pas extraordinaires.

Scénario
-/20 -

Note Générale
17/20 PlanetSide est à n'en pas douter un soft original rempli de très bonnes idées, et il est certain que si l'on trouve les bonnes personnes, le fun est au rendez-vous. Mais il est regrettable qu'il puisse se montrer si fastidieux dans le cas contraire et surtout si creux dans son background. Un très bon titre mais qui aurait pu être bien meilleur et surtout proposer une expérience moins aléatoire. Le fun se mérite dans PlanetSide, mieux vaut le savoir. A noter que le jeu requiert un abonnement mensuel.
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# Posté le mardi 12 juin 2007 04:53
Modifié le lundi 18 juin 2007 05:18

Ryzom Ring


Editeur : Nevrax
Développeur : Nevrax
Type : Jeu de Rôle/MMO
Site web officiel : http://www.ryzom.fr/ryzom-ring-fr

Support : DVD
Multijoueurs : jouable exclusivement sur internet
Sortie : 2006
Version : jeu en français, éditeur en anglais

Config minimum :
Win 98SE/2000/ME/XP, PIII 1 GHz, 512 Mo de RAM, carte 3D 64 Mo, connexion internet 56 k

Config conseillée :
Win 98SE/2000/ME/XP, PIV 2 GHz, 1 Go de RAM, carte 3D 128 Mo (Geforce 4 Ti), connexion internet 512 k
Classification : Déconseillé aux - de 12 ans





Le MMORPG made in France The Saga of Ryzom sorti en 2004 se voit aujourd'hui boosté par un add-on gratuit disponible sous forme de gros patch pour tous les abonnés. Si le jeu lui même est très original de par son univers et son gameplay, cette extension est elle aussi très particulière puisqu'elle permet aux joueurs de créer leurs propres aventures et d'y convier le monde entier. Vous pouvez donc faire vos zones, y ajouter des monstres, des quêtes et vous prendre pour un véritable maître du jeu online.

Mais avant de détailler plus avant les possibilités du Ring, il semble nécessaire de faire un petit rappel de ce qu'est Ryzom, ce MMORPG (avec abonnement payant) qui a enfin atteint sa période de maturité plus de deux ans après sa sortie. L'histoire se déroule sur la planète Atys, une terre qui connaît actuellement une invasion d'étranges créatures : les Kitins. Le joueur incarne l'une des quatre races peuplant Atys et doit évoluer au coeur de cet environnement empli de dangers en essayant d'en savoir plus sur l'histoire des lieux. Au niveau du gameplay, c'est aussi très original, puisqu'on n'acquiert pas de compétences toutes faites au fil de sa progression, comme c'est le cas dans la majorité des autres MMORPG, mais des "stanzas" que l'on peut mélanger pour créer de toutes pièces un nouveau pouvoir. Bref, les possibilités de sorts et de compétences s'en trouvent décuplées. Si vous voulez en savoir un peu plus sur ces différents aspects, je vous renvoie lire le test de The Saga of Ryzom.

Maintenant, voyons plutôt ce que permet le Ring. Avant de créer un scénario, il vous faut choisir un lieu : forêt, jungle, désert, lacs ou primes racines. Plus vous avez avancé dans le jeu et plus vous aurez de cartes différentes. C'est d'ailleurs l'un des reproches que l'on pourrait faire au Ring : il est impossible de créer une nouvelle map à partir de zéro. Une fois que vous aurez votre carte, vous pourrez ajouter des bâtiments, des éléments de décor et aussi, et surtout, des monstres. Cela se fait très simplement puisqu'on a droit à une interface à base de listes déroulantes. Pour ajouter un mob, il suffit de cliquer sur son nom et de le placer. Pour créer un scénario intéressant, il est nécessaire de mettre en place des quêtes. Pour ce faire, il est possible de placer des PNJ et de décider de ce qu'ils vont dire aux aventuriers qui les questionnent. Vous pouvez aussi mettre en place des événements en programmant les conditions qui les déclenchent. Même si l'outil est relativement simple à utiliser, il faut dire que créer une véritable aventure prend du temps : il faut vraiment réfléchir en amont au rôle de tel ou tel PNJ, au nombre de monstres... En effet, si vous créez un scénario creux et sans vie, les joueurs se lasseront vite.

Une fois que vous pensez que votre aventure est prête, vous pouvez la tester avec votre personnage. Si elle vous convient, vous pouvez ensuite la mettre en ligne pour la rendre disponible aux autres joueurs sous forme d'une zone instanciée. A ce propos, vous pouvez en limiter l'accès à certaines races, à des personnages d'un certain niveau ou provenant d'un serveur précis. Mais le mieux, c'est qu'au sein même de votre création, vous pouvez tout aussi bien incarner un joueur de base qu'un "adventure master". Si vous choisissez la seconde option, vous serez véritablement le maître du jeu et pourrez intervenir en temps réel sur toutes les composantes de votre aventure. Ainsi, vous pouvez diriger des PNJ, les faire parler en temps réel en tapant sur votre clavier... Pour accéder aux scénarios créés par les autres joueurs, c'est très simple, il suffit de cliquer sur un des terminaux se trouvant dans Ryzom (il y en a à l'entrée des capitales des quatre races). Vous aurez alors la liste des aventures disponibles et celles dans lesquelles vous pouvez vous connecter. D'un simple clic, votre personnage sera transporté dans le scénario de votre choix.

J'en vois déjà certains qui se demandent ce qui pourrait les empêcher de créer une aventure exprès pour booster leur personnage et lui octroyer des items puissants et plein de points d'expérience. Eh bien il faut savoir que vous ne gagnez pas d'expérience dans les scénarios du Ring et que vous ne pouvez pas non plus sortir d'armes ou autres objets vers le monde classique. C'est d'ailleurs en partie pour cela qu'il n'y a aucune possibilité de faire de forage dans ces zones créées par les joueurs. Ce serait en effet trop facile de mettre des points de forage avec du matériel à 250 sans aucun monstre à côté. Cependant, tuer des monstres dans le Ring donne des RRP (Ring Reward Points) que vous pouvez ensuite échanger contre des récompenses du type catalyseur d'expérience. Une dernière chose est à préciser pour ceux qui souhaiteraient mettre en ligne leur scénario et qu'il reste disponible même lorsqu'ils ne sont plus connectés. Cette fonctionnalité est en option car il faut payer les serveurs mobilisés pour héberger votre carte persistante (alors appelée Outland). L'abonnement est à 4,95 euros par mois en plus du prix de Ryzom. En tous les cas, si vous ne connaissez pas encore ce MMORPG, la sortie de Ryzom Ring est l'occasion pour nous de vous encourager à le découvrir. Une offre d'essai totalement gratuite existe et vous pouvez télécharger le client sur le site officiel sans donner votre numéro de carte de crédit. Une initiative louable.

Graphismes
14/20 Etonnement, le moteur 3D n'a pas trop vieilli en deux ans et c'est principalement dû au design très particulier des lieux et des monstres qui peuplent cet univers original. Ryzom est reconnaissable du premier coup d'oeil.

Jouabilité
14/20 La prise en main de l'éditeur Ryzom Ring est relativement aisée. Si l'outil lui-même est en anglais, on dispose d'un manuel en français téléchargeable sur le net. Evidemment, il faut beaucoup de patience pour créer une aventure digne d'intérêt.

Durée de vie
14/20 Tout dépendra de la communauté pour ce qui est du nombre et de l'intérêt des scénarios qui seront disponibles.

Bande son
14/20 Depuis la sortie du jeu en 2004, de jolies musiques ont été implémentées, mais celles-ci restent assez discrètes puisqu'elles ne se déclenchent qu'à certains moments. C'est donc les bruitages, cris d'animaux et autres effets qui constituent l'essentiel de la bande-son.

Scénario
-/20 -

Note Générale
14/20 Ryzom Ring est un outil de création d'aventure plutôt convaincant. Sans grande concurrence dans le milieu des MMORPG, et s'imbriquant parfaitement dans l'univers de Ryzom, il permettra aux plus créatifs d'entre-vous de créer relativement facilement les aventures qu'ils ont en tête. Bref, cet add-on gratuit souligne encore un peu plus le côté "à part" de The Saga of Ryzom et c'est bien ce qui fait sa force face à des jeux de rôle online plus classiques.
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# Posté le mardi 12 juin 2007 04:59
Modifié le lundi 18 juin 2007 05:16

The Saga Of Ryzom


Editeur : Nevrax
Développeur : Nevrax
Type : Jeu de Rôle/MMO
Site web officiel : http://www.ryzom.fr/

Support : CD
Multijoueurs : Jeu uniquement en ligne
Sortie : 16 septembre 2004
Version : française intégrale

Config minimum :
Win 98SE/2000/ME/XP, PIII 1 GHz, 512 Mo de RAM, carte 3D 64 Mo, connexion internet 56 k

Config conseillée :
Win 98SE/2000/ME/XP, PIV 2 GHz, 1 Go de RAM, carte 3D 128 Mo (Geforce 4 Ti), connexion internet 512 k

Classification : Déconseillé aux - de 12 ans
Similaire à : Everquest 2 World Of Warcraft




Une forêt luxuriante, un petit lac à proximité, une brise d'air qui joue avec les feuilles des arbres alors que d'étranges animaux broutent paisiblement la végétation, vous ne rêvez pas, vous êtes bien sur la planète Atys pour vivre une aventure hors du commun dans un des MMORPG les plus rafraîchissants du moment. Les développeurs de The Saga of Ryzom ont en effet pris le contre-pied des jeux heroic fantasy ou futuristes et ont créé un univers original qui va certainement combler la soif de découverte de tous les apprentis explorateurs.

Le joueur débute son aventure en choisissant une des quatre races homins (c'est comme cela que l'on appelle les habitants d'Atys) présentes. Ce choix détermine non seulement le look de son personnage (personnalisable), mais aussi le lieu où il commencera la partie (région des lacs, des forêts, de la jungle ou du désert) et certains pouvoirs propres auxquels il est possible d'avoir accès à haut niveau. Mais vous ne saurez quasiment rien en entamant votre partie sur le scénario du jeu. Pour en apprendre plus, il va falloir discuter avec les PNJ et avec les autres joueurs. En fait, vous êtes sur Atys, une planète végétale habitée par des créatures toutes plus étranges les unes que les autres. A ce propos, on peut déjà dire que le travail sur le design graphique du jeu est absolument somptueux : quel plaisir de découvrir cette flore et cette faune si particulière, de se balader dans des villages à l'architecture si originale. Question dépaysement, le joueur est servi !

Et le scénario du titre est tout aussi soigné. En fait, un jour eu lieu une invasion de kitins (des espèces d'insectes belliqueux). Une guerre s'engagea contre cet envahisseur venu du plus profond des entrailles de la planète. La situation était désespérée lorsque tout à coup, un événement mystérieux se produisit et mit les homins survivants à l'abri. Beaucoup d'années s'écoulèrent durant lesquelles les homins perdirent de leur superbe. En effet, les grandes civilisations d'avant l'invasion se sont réduites petit à petit à de simples groupes de personnes luttant pour leur survie. Aujourd'hui, les quatre races sont à la veille de retrouver leur gloire d'antan. De plus en plus de gens rejoignent les villages souhaitant rebâtir les civilisations du passé. Mais la menace Kitin n'a pas disparu et il y a périodiquement des attaques contre les homins, attaques auxquelles vous allez peut-être devoir faire face dans le jeu... En outre deux factions mystérieuses : la Karavan et les Kamis semblent en savoir beaucoup plus sur le passé qu'elles ne veulent bien l'avouer.

Outre ce background qui nous change des éternels mondes futuristes ou heroic fantasy, le système de progression des personnages est aussi très intéressant. Il faut déjà savoir qu'au début du jeu, vous ne choisirez pas une classe à proprement parler. En fait, il faut juste adopter votre orientation en sélectionnant trois packs qui fourniront le matériel et les aptitudes de départ de votre avatar. Quatre branches différentes sont disponibles : guerrier, magicien, prospecteur et artisan. Ainsi, s'il est tout à fait possible de prendre trois packs de magie pour disposer de plus de sorts dès le début du jeu, vous pouvez aussi combiner deux ou trois branches différentes : guerrier + artisan + prospecteur par exemple. Il est aussi à signaler que cette orientation de départ est tout à fait réversible en cours de jeu puisque c'est en fonction de vos actions que vous gagnez des points d'expérience dans les quatre grandes branches. Si vous combattez avec votre arme, vous glanez des points dans votre classe de guerrier, si vous fabriquez des objets vous gagnerez de l'expérience en tant qu'artisan... Dans Ryzom, on gagne de l'expérience branche par branche et non pas globalement.

Si jusqu'au niveau 20, vous n'aurez accès qu'à quatre classes, ensuite, cela se complique. En effet, chacune d'entre-elles se divise en plusieurs catégories. Un magicien pourra ainsi se spécialiser en magie offensive (pour faire des dégâts à ses ennemis) ou en magie salvatrice (pour soigner et aider ses amis). Un guerrier en spécialiste des armes à distance ou de mêlée... Et toutes ces orientations se divisent encore au niveau 100, 150 et enfin 200. Si bien qu'un personnage au fur et à mesure de son évolution devra se spécialiser s'il veut être efficace. Un guerrier ne pourra ainsi maîtriser totalement qu'un seul type d'arme, et un mage un seul type de sorts (élémentaires, curatifs, afflictifs...). Bref, même s'il est tout à fait possible d'obtenir un personnage multiclassé guerrier-mage, les pénalités d'équipement et le niveau de spécialisation nécessaire pour être efficace dans un style de combat font que l'on ne peut évidemment pas être bon partout. Les nouveaux sorts, coups spéciaux, capacité de récolte, d'artisanat et autres augmentations de statistiques s'achètent auprès des entraîneurs présents dans les villes et villages d'Atys.

Grâce à ce système, un joueur qui a atteint le niveau maximum (250) en tant que guerrier spécialiste des épées à deux mains ne sera pas contraint de recommencer le jeu avec un nouveau personnage s'il veut changer de classe : il n'a qu'à se reconvertir. Il gardera alors les compétences qu'il a acquise, mais il devra adapter son équipement à sa nouvelle orientation. En effet, les armes et armures du jeu sont bien souvent adaptées à une seule classe et si elles ne sont pas portées par la classe voulue, elles infligent de gros points de pénalité. Dans l'exemple du guerrier qui se reconvertit en magicien, il ne pourra pas garder sa grosse épée pour jeter des sorts sous peine de les rater (c'est encombrant et c'est lourd, une épée). De même, il devra revenir à des monstres plus modestes car même s'il est arrivé à dépasser le niveau 200 dans son ancienne profession, s'il n'a jamais lancé le moindre sort il n'est que niveau 1 en magie.

Parlons maintenant d'un élément bien souvent négligé dans beaucoup de MMORPG, mais qui prend une ampleur particulière dans Ryzom : l'artisanat. Pour être efficace, un artisan doit déjà disposer de la compétence nécessaire pour fabriquer tel ou tel type d'arme ou de pièce d'armure. Ensuite, il doit se procurer plusieurs matières premières pour pouvoir fabriquer l'objet. Ces matériaux, il peut les acheter auprès de PNJ, mais les meilleurs seront disponibles auprès des joueurs récolteurs. En effet, la qualité des matières premières tient un rôle tout particulier dans le résultat qu'il obtiendra. Il y a donc fort à parier que des expéditions rassemblant guerriers, mages et récolteurs soient rapidement mises sur pieds pour se procurer des ressources intéressantes dans des zones dangereuses éloignées de tout village. Chaque matériau a ses propres caractéristiques : lorsqu'un d'entre eux sera plus résistant, l'autre donnera une arme plus rapide... L'artisan devra dons utiliser des matières adaptées pour remplir les demandes de ses clients puisque c'est lui qui est entièrement responsable de toutes les caractéristiques de ses objets. Il faut aussi savoir que si les PNJ vendent bien des armes et des armures, seuls les artisans de haut niveau qui ont acheté leur matériel auprès de joueurs spécialisés dans la récolte de ressources pourront fabriquer les objets les plus puissants du jeu. Les échanges entre les joueurs aventuriers, récolteurs et artisans sont donc très fortement encouragés. Bien qu'il soit possible de jouer en solo, seuls ceux qui feront partie d'une bonne guilde et qui grouperont souvent pourront profiter de toutes les subtilités de Ryzom.

Continuons notre longue description des qualités du jeu en parlant de la création de sorts et de coups. Dans Ryzom, vous pouvez en effet créer vos propres compétences, et cela de façon très simple. Je prends un exemple : mettons que vous disposiez d'un sort de zone de froid et d'un sort centré d'acide. Vous pouvez très bien mélanger les deux pour obtenir un sort à effet de zone d'acide ou un sort centré d'acide et de froid. Le jeu vous dit tout de suite si la combinaison que vous avez concoctée est possible et son coup en sève (la mana du jeu). Il est donc quasiment impossible que deux joueurs aient les mêmes sorts et coups. Tout cela se fait avec un système de stanzas (des blocs que l'on combine entre-eux) très pratique. La facilité d'accès a d'ailleurs été une des préoccupations des développeurs. La vie du joueur est en effet facilitée par la présence d'une carte et d'un radar qui permettent de retrouver immédiatement certains PNJ, des villages ou même les membres de son groupe. Une fois qu'on y a goûté, il est difficile de s'en passer lorsqu'on rejoue à d'autres MMORPG.

Mais puisque tout n'est pas rose, il faut bien aussi aborder les quelques points qui fâchent. Heureusement dans Ryzom les défauts ne sont vraiment pas nombreux. Tout d'abord, l'aspect sonore du jeu est un peu décevant, car même si les bruitages sont de bonne facture, on regrette de ne pas avoir de musique dans le jeu. Ensuite, la gestion des collisions est parfois perfectible, tout comme le pathfinding. Ainsi, lorsque vous êtes en train de suivre un autre joueur en mode automatique, le jeu semble avoir beaucoup de mal à vous faire contourner les obstacles, si bien qu'il faut parfois passer en manuel pour ne pas rester bêtement bloqué contre un arbre par exemple. Mais bon, les nombreuses qualités du jeu compensent très largement ces petits défauts. Pour en savoir plus (sur le PvP notamment) n'hésitez pas à consulter notre dossier. Si vous êtes intéressé, le prix de l'abonnement de Ryzom est semblable à celui des autres MMORPG à savoir 12,90 Euros/mois (dégressif si vous vous abonnez pour une plus longue durée).

Graphismes
16/20 Ryzom a pour lui son design graphique très particulier. La faune, la flore et les bâtiments de chaque région du jeu sont très originaux et variés, bien en dehors du style stéréotypé de la plupart des MMO. Cela donne aux graphismes une "âme" propre et un charme certain.

Jouabilité
16/20 Le système d'artisanat et de collecte de ressources fait vraiment plaisir à voir. Il est beaucoup plus complet et plaisant que dans la majorité des MMORPG concurrents. De même, le fait de ne pas être enfermé dans une classe précise et de pouvoir très finement paramétrer l'évolution de son personnage en créant ses propres sorts et coups est appréciable. Enfin, la présence d'une carte et d'un radar qui permet de retrouver immédiatement une ville ou les membres de son groupe fait qu'on ne tourne pas en rond pendant des heures. Bref, le gameplay serait presque parfait si on ne rencontrait pas quelques petits problèmes de pathfinding et de gestion des collisions.

Durée de vie
17/20 Si les développeurs tiennent leurs promesses et fournissent aux joueurs de nombreux ajouts et add-on dans les mois qui viennent, Ryzom pourrait bien rester installé sur nos PC quelques années.

Bande son
14/20 L'aspect sonore est un peu en deçà du reste du jeu. En effet, il n'y a pas de musiques pendant les parties (les développeurs ont prévu d'en ajouter, mais pas tout de suite). Heureusement, des bruitages de bonne facture sont là pour soutenir l'ambiance.

Scénario
17/20 L'univers du jeu est très original. Le joueur prend un réel plaisir à comprendre le fonctionnement de la planète Atys et de ses habitants. De plus, le scénario évoluant constamment qui fait entrer en jeu de puissantes factions dont on ne sait quasiment rien au début : les Kamis et la Karavan est vraiment excellent et ne se dévoile qu'à ceux qui savent où chercher les informations...

Note Générale
16/20 The Saga of Ryzom fait partie des MMORPG les plus originaux qu'il nous ait été donné de voir. Original d'abord de par l'univers étrange et envoûtant dans lequel il nous plonge. Original ensuite par son design graphique sublime qui s'éloigne totalement des poncifs du genre. Il propose une faune et une flore créées de toute pièce qui n'ont d'équivalent dans aucun autre jeu. Original enfin par certains aspects de son gameplay qui développe plus que dans d'autres soft la collecte de ressources, l'artisanat, l'évolution personnalisée de son personnage, la création de ses propres sorts et coups et les échanges entre joueurs. Les quelques petits défauts du titre (pathfinding très moyen, collisions parfois mal gérées et aspect sonore un peu décevant) sont bien vite oubliés face aux nombreuses qualités d'un jeu que l'on vous encourage très fortement à découvrir.
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# Posté le mardi 12 juin 2007 05:08
Modifié le lundi 18 juin 2007 05:13

Anarchy Online


Editeur : Focus
Développeur : Funcom
Type : Jeu de Rôle/MMO
Site web officiel : http://www.anarchy-online.com/

Support : CD
Multijoueurs : Massivement Multijoueur Online
Sortie : 28 septembre 2001

Config minimum :
Pentium II 300 Mhz, 64 Mo de RAM, carte 3D 16 Mo, Connexion Internet

Config conseillée :
Pentium III 700 Mhz, 128 Mo de RAM, carte 3D 32 Mo, Connexion haut débit

Similaire à : Everquest : The Ruins Of Kunark Asheron's Call



Anarchy Online débarque enfin en Europe après déjà quelques mois de fonctionnement sur le territoire nord-américain. Voici donc l'un des premiers MMORPG en 3D de seconde génération, un titre qui pourrait bien imposer aux fans du jeu online à oublier tout ce qu'ils avaient cru apprendre.

Nous voici donc projetés 30 000 années dans le futur dans l'univers de Rubi-Ka pour participer à un gigantesque conflit opposant l'hyper-corporation Omni-Tek au Clan rebelle qui tente de renverser le régime totalitaire qui règne sur la petite planète perdue aux confins de l'univers. A l'image d'Everquest, Anarchy Online est donc un MMORPG, comprenez un jeu de rôle massivement multijoueur online. Seulement si la majeure partie des titres de la catégorie se déroulent dans un univers d'héroïc-fantasy ou médiéval fantastique, A.O plonge quant à lui le joueur dans un environnement totalement différent, un environnement SF où les personnages pourront influer sur les caractéristiques de leur métabolisme en se greffant des implants de toutes sortes et reposant sur les Nano Technologies. Le jeu se déroule donc dans un univers persistant et dont la particularité est toutefois d'être prévu pour une durée de vie de quatre années durant lesquelles les joueurs auront en main le destin de la petite planète. Un background qui évoque donc un conflit et la volonté de renverser le pouvoir, trois factions différentes, mais un scénario qui ne débutera véritablement qu'avec l'ouverture des serveurs européens car avec A.O, ce sont les joueurs qui créent leur propre histoire.

Dans la pratique, un grand nombre des composantes classiques des MMORPG sont cependant présentes et l'on retrouve bien entendu le système de gain d'expérience avec toutefois la possibilité de savoir quel nombre de points le personnage doit cumuler afin de passer au niveau supérieur. Le joueur dispose d'un vaste choix de races et de classes ou plus exactement de professions au moment de créer son avatar avec bien entendu ensuite le choix crucial, Omni, Neutre, Clan, même si cette décision n'est pas irrémédiable et qu'il sera ensuite possible de changer éventuellement de faction. Agent, aventurier, Brute, Bureaucrate, Médecin, ou maître en art martiaux, les compétences sont nombreuses et variées avec Anarchy Online ce qui permettra de ne pas se retrouver dans un monde où chaque joueur vous ressemble. On décide par ailleurs de sa taille, de sa corpulence, mais également de sa couleur de cheveux et de la forme de son visage. On évite ainsi de se retrouver avec une population de joueurs faite en grande majorité de druides, wood-elfs, de religion Tunare, avec les mêmes fringues, le même équipement et pratiquement la même tronche comme dans d'autres MMO.

Concernant le déroulement du jeu, force est de constater que si la pratique antérieure d'autres jeux de la catégorie facilite pas mal les choses, on doit toutefois reconnaître que la vie de Newbie sur A.O n'est pas forcément évidente. Les points de caractéristiques sont nombreux et il faudra apprendre à effectuer les bons choix mais également à adopter les bonnes techniques de combat pour espérer tirer quelque chose de son personnage surtout avec le peu d'aide et d'infos dont on dispose au début. Le premier niveau pourra donc paraître à certains égards assez laborieux mais sera largement nécessaire à la compréhension du fonctionnement de base. Car si chaque joueur peu combattre de manière classique, un système de compétences et de Nano-Programmes entre également en ligne de compte lui permettant d'améliorer ses possibilités et le spécialisant toujours un peu plus dans sa profession.

Au niveau de l'interface celle-ci se veut globalement assez chargée dans mesure où le joueur doit pouvoir gérer et accéder rapidement à de nombreux paramètres. Il est toutefois possible de minimiser la plupart des fenêtres pour ne garder finalement que la celle dévolue au dialogue ainsi qu'une barre de raccourcis qui permettra de déclencher certaines actions ou encore d'utiliser certains objets. A ce niveau les joueurs habitués du genre ne devraient pas être déstabilisés. Côté graphismes, force est de constater que le titre donne un sacré coup de vieux à certains dinosaures du genre. Le niveau de détail est très satisfaisant et l'on dispose de deux types de vue, première ou troisième personne. Les environnements sont variés et soignés mais il faudra bien entendu progresser suffisamment dans le jeu pour pouvoir les découvrir en toute sérénité, puisque les créatures rencontrées, mais également les joueurs peuvent s'avérer des ennemis potentiels et surtout redoutables. On regrettera toutefois la présence de pas mal de bugs ( faut bien parler des choses qui fâchent...) dans la mesure où les retours sous Windows peuvent être assez fréquents mais on rencontre également quelques mouvements qui parfois semblent manquer de cohérence. De même les zones de collision des personnages ne sont pas toujours bien réglées dans certains environnements et si ceci ne semble pas influer sur le déroulement des combats, les déplacements en souffrent cependant. Concluons avec l'aspect sonore qui bénéficie de musiques très soignées et qui varient selon les phases de jeu alors que les effets sont quant à eux légèrement moins bons même s'ils ne gênent en rien l'immersion dans cette aventure.

En somme, Anarchy Online se veut un MMORPG tout à fait prenant même s'il souffre de quelques défauts dans sa réalisation. Il demeure toutefois un soft difficile d'accès et un bon temps d'adaptation sera nécessaire avant de maîtriser au moins les principes de base. Dépaysement garanti et frisson assuré avec ce titre prenant qui reposera sur l'entraide entre les joueurs et la création de clans afin de peser dans le conflit qui fait rage sur Rubi-Ka.

Graphismes
16/20 Des graphismes soignés même si l'on constate ça et là quelques petits bugs. Les environnements sont évolutifs qu'il s'agisse des différentes régions ou de l'alternance du jour et de la nuit. Les skins des personnages sont nombreuses et les joueurs qui souhaitent créer un personnage unique auront peut-être enfin l'occasion de le faire.

Jouabilité
13/20 Un gameplay attractif même si le déroulement des opérations semble particulièrement obscur et que l'interface de jeu est loin d'être des plus pratiques. L'habitude du jeu online devient alors très utile pour rapidement intégrer des groupes ou affiner des phases de jeu en solo. Reste bien entendu que le titre comme tout MMORPG repose sur les interactions entre joueurs en admettant aussi bien le mode coopératif que le PVP avec toutefois certaines restrictions.

Durée de vie
17/20 Quatre ans normalement, mais la progression comme dans tous les titres de la catégorie est longue et semée d'embûches. Mais la variété et l'intérêt du jeu reposeront certes sur le travail fourni par Funcom mais surtout sur la volonté des joueurs à animer le monde virtuel qu'ils habitent. Les niveaux d'expériences sont en nombre impressionnant puisqu'il y en a 200.

Bande son
14/20 Une bande-son très soignée au niveau de ses musiques alors que les effets semblent d'un peu moins bonne qualité.

Scénario
15/20 Trois factions de départ, de nombreux personnages, et des tas de possibilités même si l'histoire qui attend Rubi-Ka ne débutera pour les joueurs de nos latitudes qu'avec l'ouverture des serveurs Européens.

Note Générale
14/20 Un titre au fort potentiel, reste à savoir s'il résistera à la déferlante de MMORPG en préparation dans la mesure où cette catégorie semble être devenue une dimension incontournable dans le monde du jeu vidéo. A.O signe une bonne performance en dépit de ses quelques défauts et de son côté particulièrement obscur au début.
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# Posté le mardi 12 juin 2007 05:18
Modifié le lundi 18 juin 2007 05:09

Final Fantasy XI


Editeur : Ubisoft
Développeur : Square Enix
Type : Jeu de Rôle/MMO
Site web officiel : http://www.playonline.com/ff11us/index.shtml

Support : CD
Multijoueurs : Online
Sortie France : 16 septembre 2004
Version : Textes en anglais

Config minimum :
Pentium III 800 Mhz, 128 Mo RAM, Carte vidéo GeForce 32 Mo, Windows 98/98SE/ME/2000/XP

Config conseillée :
Pentium IV, 256 Mo RAM, Carte vidéo Ge Force 4 Ti 64 Mo, Windows XP

Classification : Pour tous publics
Similaire à : World Of Warcraft Lineage 2

Le onzième épisode Final Fantasy rime désormais avec Online, vous le savez, et si vous n'avez pas suivi l'actualité de la saga phare de Square Enix, voici venu le temps d'accueillir le titre sur notre bon vieux continent. Appréciez le cadeau comme il se doit car Ubi Soft nous offre ici l'opportunité de toucher du doigt un univers unique, qui plus est dans une version agrémentée de ses deux add-on.

Le dossier ayant parlé pour moi, faisons court et concis. Final Fantasy XI est le premier épisode de la saga de Square Enix à être uniquement jouable en Online. Outre le fait d'avoir enfin droit à ce petit bijou, longtemps désiré par des milliers de joueurs européens, le plaisir de la découverte sera décuplé puisque nous avons droit en plus du jeu original aux deux add-on sortis à ce jour, ceci nous situant donc au même niveau que nos voisins américains et japonais. Le pack comporte ainsi le jeu original Final Fantasy XI, les deux add-on Rise Of The Zilart et Chains Of Promathia et enfin le jeu de cartes Tetra Master, issu de Final Fantasy IX. Mais avant de profiter de tout ceci, vous devrez installer le service PlayOnline de Square. Kezako ? Et bien PlayOnline est tout simplement une espèce de "bureau" par lequel vous aurez accès à diverses fonctionnalités, Final Fantasy XI bien entendu mais aussi des wallpapers, un service de chat, de mails, etc.

Question prix, il vous en coûtera environ 45 euros pour l'obtention du jeu. Ensuite, après une période d'essai de 30 jours, vous devrez débourser 12.95$ par mois pour fouler les terres de Vana'diel. En sus de ceci, vous aurez droit à la création de 15 personnages pour lesquels il vous faudra débourser 1$ supplémentaire par tête de pipe. Enfin, vous devrez également payer 1$ si vous désirez taper le carton via Tetra Master. Ca en fait des gils tout ça !!

Passons rapidement sur le jeu de cartes Tetra Master qui se veut avant tout un moyen de souffler un peu entre deux parties de FF XI pour nous pencher davantage sur ce dernier. Le titre se permettant d'user de la franchise la plus convoitée qui soit, les amateurs retrouveront donc énormément de références aux autres épisodes comme les Chocobos, les Mogs, le personnage de Cid, les bateaux volants (vus dans Final Fantasy IX), certains monstres et bien plus encore. L'histoire se déroule dans le monde de Vana'diel et vous devrez choisir en début de partie une des trois régions de départ du soft avant de commencer votre aventure. Bien évidemment avant d'en arriver là, vous aurez à créer un personnage en choisissant parmi 5 races (Hume, Elvaan, Tarutaru, Mithra, Galka), et à choisir un job, sachant qu'il sera possible d'en changer en cours d'aventure en allant voir un Mog. A noter que les deux add-on apportent des jobs supplémentaires aux 6 standards et vous aurez le plaisir de devenir un guerrier, un moine, un mage blanc, un voleur, un barde, un invokeur, un samuraï. Ce système, originaire des premiers Final Fantasy, est un excellent moyen d'avoir des personnages très puissants, capables d'utiliser des dizaines et des dizaines de techniques de combat. Il est en effet intéressant de constater que vous pourrez à tout moment changer de métier afin d'apprendre des sorts ou des techniques différentes et de les cumuler pour avoir un héros utilisant les armes blanches, des techniques de combat au corps à corps ou maîtrisant la magie blanche ou noire.

Une fois dans la peau de votre avatar, vous aurez alors, comme dans tout bon MMORPG, à gagner de l'expérience pour gagner en force, acquérir des objets que vous pourrez revendre pour vous armer et vous vêtir ou avoir accès à plusieurs régions, moyens de transport et autres missions. A ce sujet, il est tout de même regrettable que vos objectifs de missions ne soient pas mieux précisés. Ainsi, si vous devez rencontrer une personne par exemple, on vous dira juste qu'il se trouve dans tel quartier. A vous, alors, de le dénicher en parlant à toutes les personnes se trouvant à l'endroit indiqué et en cherchant à tous les coins de rues. Ensuite, l'autre point sensible est que Final Fantasy XI est un de ces jeux qui vous demandera d'avoir un niveau assez élevé pour chevaucher une simple monture, prendre un bateau, ou vous rendre dans des endroits éloignés. A vous alors d'atteindre un niveau minimum de 10, de rejoindre un groupe (l'Exp étant à ce stade partagée entre les membres du groupe) et de partir explorer des contrées reculées. Hormis l'exploration, la mamelle de tous les MMO, vous pourrez aussi vous adonner aux joies de la pêche ou participer à du PvP de masse qui sont en fait des matches connus sous le nom de Ballista, ces derniers vous permettant de gagner de l'argent. Vous aurez aussi la possibilité de meubler votre propre maison, celle-ci étant en fait une simple pièce à décorer mais vous permettant d'amasser des trésors par exemple.

En parlant de trésors, revenons un bref instant sur le pécule que vous allez devoir amasser pour vous équiper. Pour obtenir de l'argent, rien de plus simple, enfin en théorie. Ainsi, hormis le surplus d'équipement que vous pourrez revendre, vous pourrez aussi mettre aux enchères des pièces d'armes, ou tout autre objet. Les missions et quêtes seront aussi un moyen de s'enrichir, en plus de pouvoir d'être accepté par une des guildes qui peuplent le jeu. Enfin, n'oublions pas un point très important du titre rattaché aux emblématiques cristaux qui sont depuis toujours l'emblème de la saga de Square. Pour faire simple, vous aurez l'occasion de synthétiser des objets en combinant des items et un cristal (de terre, de feu, d'eau, de vent, etc.) afin d'avoir en votre possession une arme plus puissante ou tout autre chose.

Si on retrouve un gameplay commun à quasiment tous les MMORPG, Final Fantasy XI se dote tout de même d'une interface de combat intuitive qui vous mettra à l'aise dès les premières minutes. Vous pourrez ainsi straffer autour de votre ennemi pour plus d'aisance et profiter de techniques rattachées à vos armes. Il vous suffira ensuite d'utiliser très souvent une arme pour obtenir de plus en plus de techniques et passer Maître dans la maîtrise de celle-ci. Le tout se déroulant dans des décors éclectiques (mine, désert, jungle, montagne, volcan) et assez bien rendus, l'immersion n'en sera que plus grande. Ok, le soft ne fait pas vraiment le poids face à du Everquest 2 ou du WoW mais qu'importe car si vous jouez main dans la main avec une sensibilité profonde, vous apprécierez sans nul doute le travail des graphistes. Plus encore que les décors, ce sont bel et bien le design des armures ou des costumes en général qui finiront de mettre tout le monde d'accord. Très recherché et détaillé, c'est un vrai plaisir pour les yeux que de reluquer les étoffes d'une simple jupe, les motifs d'un casque, les courbes d'une arme.

Final Fantasy XI est une oeuvre incroyable. Ne gagnant pas la palme des plus beaux graphismes ou du gameplay le plus élaboré, le titre de Square Enix n'en est pas moins un monument du MMORPG. Si vous avez une âme d'aventurier, vous ne pourrez que succomber. Si vous êtes du genre à beugler devant tel ou tel détail, et à psalmodier que ce titre ne vaut pas tel ou tel jeu, tant pis pour vous. Une horde de joueurs amoureux de la féerie a déjà choisi son camp, et il est inutile de dire que je fais déjà partie des leurs. Que Vana'diel vous happe à votre tour, pour votre plus grand bonheur.

Graphismes
14/20 Le moteur graphique commence à dater mais si la technique souffle un peu, le talent des graphistes fera la différence tant dans les multiples environnements de jeu, les monstres ou les costumes et designs des protagonistes.

Jouabilité
16/20 Une interface intuitive, des combats précis, plaisants et dynamiques et des tonnes de possibilités pour une découverte constante. Final Fantasy XI est riche et vous n'en ferez le tour qu'après des centaines d'heures de jeu et encore.

Durée de vie
16/20 Le jeu prend aux tripes dès les premières secondes et le tout vous intimant l'ordre de faire énormément d'Exp ou de mener plusieurs quêtes pour avoir accès rien qu'aux transports, vous devrez passer beaucoup de temps pour en voir un minimum. Les deux add-on inclus dans le jeu apportent énormément de nouveaux lieux et quêtes et le Tetra Master, moyennant 1 $ par mois, vous proposera des parties de cartes bien sympathiques.

Bande son
15/20 La bande-son se dote de superbes compositions musicales et alors que le style est bien moins symphonique que les partitions de Anarchy Online ou Ryzom, on ne se lasse d'écouter les musiques du titre qui rythment bien les combats ou vos pérégrinations.

Scénario
17/20 Le background du jeu est incroyable de richesse et en plus du nombre d'apports en provenance de Final Fantasy, Square a réussi à créer un univers foisonnant, magique et immersif.

Note Générale
16/20 Final Fantasy XI arrivant avec ses deux add-on en Europe, il convient d'apprécier le cadeau d'Ubi Soft et de se laisser tenter par l'aventure. Il n'est même plus question ici de le comparer avec ses concurrents proches sachant que c'est bien le coeur qui vous conduira à arpenter le monde de Vana'diel et non la volonté de voir ce qui ne va pas pour le montrer du doigt ! Une oeuvre épique et belle tout simplement, merci Square Enix.
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# Posté le mardi 12 juin 2007 06:52
Modifié le lundi 18 juin 2007 05:06