City Of Heroes

Editeur : NCsoft
Développeur : Cryptic Studios
Type : Jeu de Rôle/MMO
Site web officiel : http://fr.cityofheroes.com/

Support : CD
Multijoueurs : jeu uniquement en ligne
Sortie : 04 février 2005
Version : française intégrale

Config minimum :
Win 98/2000/ME/XP, PIII 800 MHz, 256 Mo de RAM, carte 3D 32 Mo (Geforce 2 - Radeon 8500)

Config conseillée : Win 98/2000/ME/XP, PIII 1,7 GHz, 512 Mo de RAM, carte 3D 64 Mo (Geforce 5600 - Radeon 9600)

Classification : Déconseillé aux - de 12 ans
Similaire à : Everquest 2 World Of Warcraft

Il est bien loin le temps où le choix d'un MMORPG se résumait à quelques rares titres. Aujourd'hui, ce genre à part entière est devenu l'un des plus populaires et on ne compte plus les éditeurs qui tentent de se lancer sur ce créneau en espérant des retombées financières importantes. Le problème, c'est qu'il est loin d'y avoir de la place pour tout le monde et seuls certains titres tireront leur épingle du jeu dans cette forêt dense de softs. Pour se démarquer, City of Heroes (CoH pour les intimes)compte bien sur son background original très fortement inspiré des comics puisque le joueur incarne en effet un super-héros défendant la veuve et l'orphelin. Revue de détails.

Et oui, c'est bien le contexte du jeu qui attirera le chaland. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut incarner un super-héros aux pouvoirs impressionnants dans une cité en proie à une criminalité grandissante. Ca nous change des elfes, des nains, des trolls que l'on fréquente dans les univers heroic fantasy vus et revus dans toute une flopée de MMORPG. Dans CoH, on est plongé dans une grande métropole américaine : Paragon City. Au cours du XXème siècle, c'était une des villes les plus prospères de tous les Etats-Unis. La cité a aussi accueilli dès le début des années 1930 le premier super-héros (un soldat américain qui s'était battu pendant la première guerre mondiale). Peu à peu, Paragon City regroupa la majorité des super-héros qui se fédérèrent au sein d'une organisation : la Phalange de la Liberté. Luttant contre le crime nuit et jour, ils eurent bientôt fort à faire à cause des super-vilains, personnes utilisant leurs pouvoirs pour faire le mal.

La vie suivit son court, jusqu'à la terrible année 1988, où des chercheurs découvrirent ce qu'ils n'auraient jamais dû rechercher : le secret des voyages entre les dimensions. Poussés par la curiosité, les hommes ouvrirent bien trop vite des portails vers d'autres mondes. En 2002, ce qui devait arriver arriva : une invasion d'aliens appelés Rikti et venant d'une autre dimension déferla sur la Terre. Et le moins qu'on puisse dire c'est que leurs intentions étaient loin d'être pacifiques : ils détruisirent en effet la plupart des villes dont Paragon City. Heureusement, le gouvernement trouva le moyen d'utiliser la technologie Rikti pour faire des champs de force et ainsi protéger certains quartiers de la destruction. Aujourd'hui, la cité est divisée en trois types de zones. Les premières sont relativement sûres et protégées des aliens grâce au champs de force. Elles sont pleines d'activités et accessibles à tous. Les secondes sont les zones à risques où très peu de gens habitent car la pire racaille en a pris possession. Les autorités autorisent les super-héros à s'y rendre pour tenter d'améliorer la situation. Quant au troisième type de zones, elles sont livrées au chaos le plus total. Seuls les héros de haut niveau qui sont en groupe peuvent tenter d'y rétablir l'ordre.

Le jeu est donc divisé en zones (un peu comme Everquest 2). Même si, à l'inverse de World of Warcraft où la majorité du monde est en un seul bloc, des temps de chargements apparaissent entre les zones et pour entrer dans les bâtiments, ceux-ci sont assez courts et ne hachent pas trop l'action. Vous devinez d'emblée que vous débuterez évidemment la partie dans une zone relativement sûre où vos seuls ennemis seront des membres de gangs et de la petite racaille tentant d'importuner la population. Mais avant de vous balader librement dans les rues de Paragon City, il faut bien sûr créer votre propre super-héros. Et là, les possibilités de personnalisation de l'apparence sont assez énormes : taille, forme du visage, accessoires (lunettes, casque...), couleur de chaque élément de votre costume... Il y a vraiment de quoi faire le personnage de vos rêves. Encore plus primordial, le choix de la classe se fait entre cinq possibilités. C'est assez peu je vous l'accorde, mais chacune des classes est vraiment très différente.

Pour compenser le faible nombre de classes, les développeurs ont mis en place un système de spécialisation. Vous devrez choisir 2 spécialisations parmi les 10 possibles. Ces spécialisations détermineront ensuite les pouvoirs que vous pourrez acquérir en gagnant des niveaux. Choisissez donc avec grand soin selon votre façon de jouer. Heureusement, de nouvelles arborescences de pouvoirs vous seront accessibles une fois que vous atteindrez les niveaux 6, 14 et 20. Vous ne serez donc pas cantonné à vos spécialisations de départ. Evidemment, c'est à vous de choisir les pouvoirs qui vous intéressent au fur et à mesure de vos gains de niveau auprès d'un instructeur qui vous fera plusieurs propositions conformes à votre classe et à vos spécialisations de départ. Il y a donc très peu de chance pour que vous rencontriez un joueur de même classe qui ait exactement les mêmes pouvoirs que vous et ça, c'est plutôt un bon point.

Le jeu est donc divisé en zones (un peu comme Everquest 2). Même si, à l'inverse de World of Warcraft où la majorité du monde est en un seul bloc, des temps de chargements apparaissent entre les zones et pour entrer dans les bâtiments, ceux-ci sont assez courts et ne hachent pas trop l'action. Vous devinez d'emblée que vous débuterez évidemment la partie dans une zone relativement sûre où vos seuls ennemis seront des membres de gangs et de la petite racaille tentant d'importuner la population. Mais avant de vous balader librement dans les rues de Paragon City, il faut bien sûr créer votre propre super-héros. Et là, les possibilités de personnalisation de l'apparence sont assez énormes : taille, forme du visage, accessoires (lunettes, casque...), couleur de chaque élément de votre costume... Il y a vraiment de quoi faire le personnage de vos rêves. Encore plus primordial, le choix de la classe se fait entre cinq possibilités. C'est assez peu je vous l'accorde, mais chacune des classes est vraiment très différente.

Pour compenser le faible nombre de classes, les développeurs ont mis en place un système de spécialisation. Vous devrez choisir 2 spécialisations parmi les 10 possibles. Ces spécialisations détermineront ensuite les pouvoirs que vous pourrez acquérir en gagnant des niveaux. Choisissez donc avec grand soin selon votre façon de jouer. Heureusement, de nouvelles arborescences de pouvoirs vous seront accessibles une fois que vous atteindrez les niveaux 6, 14 et 20. Vous ne serez donc pas cantonné à vos spécialisations de départ. Evidemment, c'est à vous de choisir les pouvoirs qui vous intéressent au fur et à mesure de vos gains de niveau auprès d'un instructeur qui vous fera plusieurs propositions conformes à votre classe et à vos spécialisations de départ. Il y a donc très peu de chance pour que vous rencontriez un joueur de même classe qui ait exactement les mêmes pouvoirs que vous et ça, c'est plutôt un bon point.

Mais la grande spécificité du jeu c'est qu'il n'y a pas d'équipement. Oui, vous avez bien entendu, il n'y a pas d'équipement. Il est donc impossible de s'équiper d'une armure ou d'une nouvelle arme. C'est assez déstabilisant au début, mais cela permet de ne pas perdre de temps dans l'étude complexe des caractéristiques d'une armure avant de l'équiper. Ici, il n'y en a tout simplement pas. En fait, les seuls items que vous récupérerez en vainquant des ennemis sont des améliorations et des inspirations. Ces dernières peuvent s'apparenter aux potions des jeux de rôle heroic fantasy. En effet lorsque vous les utilisez, elles vous donnent un bonus temporaire de défense, de dégâts... Elles peuvent aussi vous redonner de l'endurance, des points de vie et certaines peuvent même vous ressusciter. Quant aux améliorations, elles permettent de booster définitivement un de vos pouvoirs. Je prends un exemple : si vous trouvez une amélioration de dégâts, vous pouvez la combiner sur un de vos pouvoirs pour augmenter les dommages qu'il inflige.

Améliorations et inspirations sont donc les deux seules sortes d'items utilisables du jeu. Du coup, le gameplay s'en trouve forcément simplifié et c'est loin d'être désagréable ! En effet, on peut ainsi se consacrer aux combats, aux quêtes et pas à un fastidieux rangement de son inventaire. D'ailleurs, l'accessibilité de leur jeu au plus grand nombre a visiblement été l'un des soucis majeurs des développeurs puisqu'on remarque plein de petites choses qui viennent faciliter la vie du joueur. C'est par exemple le cas du radar et de la carte qui affiche d'emblée où vous devez vous rendre pour accomplir la quête que vous venez d'accepter. Pratique ! La gestion des groupes est aussi des plus intéressantes puisque des possibilités leurs sont réservées. C'est le cas des "task forces" qui sont des suites de missions données par un PNJ. Une fois débutée, la task force s'adaptera au nombre de personnes composant le groupe : il y aura plus d'ennemis si vous êtes plus nombreux.

L'autre grande spécificité de CoH c'est qu'il est tout à fait possible de grouper avec des personnes de niveau très hétérogène. En fait, dans la plupart des MMO, il est quasiment impossible de faire des groupes avec des joueurs de niveaux trop différents sans que cela pose d'énormes problèmes aux plus petits niveaux qui ne gagneront quasiment pas d'expérience et qui peineront face à des monstres qui leur sont bien supérieurs. Pour éviter cela, CoH inaugure un système nommé "sidekick" qui permet à un joueur de haut level de devenir le mentor d'un autre qui lui est très inférieur. Prenons un exemple : mettons que votre personnage de niveau 10 groupe avec un niveau 20 et que celui-ci devienne votre mentor. Si vous ne vous éloignez pas trop de lui, vous vous battrez alors comme si vous étiez de niveau 19. Vous disposez de plus de points de vie, vous faites plus de dommages... Et le mieux, c'est que vous gagnez toujours un peu d'expérience ! L'inverse est aussi possible et un niveau 10 peut devenir "l'exemplar" d'un niveau 20 qui aura ainsi moins de points de vie... L'intérêt de ce système est évident : pouvoir entrer dans des groupes de niveau inférieur ou supérieur au sien sans pour autant pénaliser tout le monde.

Le background du jeu et toutes ces intéressantes petites idées en font tout l'intérêt. En outre, l'éditeur ne s'est pas moqué de nous puisque la boîte contient deux exemplaires du jeu avec deux clefs donnant accès respectivement à 30 jours et à 15 jours gratuits (ensuite, il faut s'acquitter d'un abonnement mensuel de 12,99 Euros, tarif dégressif si vous vous abonnez pour une plus longue durée). Idéal pour faire découvrir l'univers des super-héros à un ami. Le PvP sera bientôt inclus par un prochain patch et vous pourrez vous battre entre vous dans des arènes prévues à cet effet. Mais ce n'est qu'avec l'add-on City of Villains à paraître que le PvP prendra toute son ampleur car les joueurs pourront alors incarner des super-vilains et s'en prendre physiquement aux gentils super-héros. En l'état, City of Heroes même si sa réalisation n'est pas ébouriffante, mérite d'être découvert. Et si en plus vous êtes passionné par les comics et par l'univers des super-héros, alors vous avez trouvé un jeu qui risque de vous tenir occupé pendant des dizaines d'heures.

Graphismes
14/20 On est très loin de la qualité d'un Everquest 2 au niveau des détails et des animations, surtout en ce qui concerne les textures d'eau et les effets de feu. Bon, c'est loin d'être moche mais le moteur 3D n'est visiblement pas de toute dernière génération.

Jouabilité
16/20 Très facile d'accès, le jeu propose quelques petits plus très appréciables comme la possibilité de grouper avec des joueurs de niveaux très différents sans déséquilibrer l'équipe grâce au système de sidekick. En outre, les task forces réservées aux groupes constituent un challenge des plus intéressants.

Durée de vie
15/20 Que vous soyez un joueur occasionnel ou plus régulier, vous trouverez à n'en pas douter votre compte dans City of Heroes. Comme pour tous les MMORPG, la durée de vie est très bonne et réclame des dizaines d'heures de jeu pour atteindre le niveau maximal, si tant est que ce soit votre but.

Bande son
14/20 Rien de transcendant dans le domaine de la musique : elle est sympa, mais ne restera pas dans les esprits très longtemps. Quant aux effets sonores, ils sont du même acabit : très acceptables.

Scénario
16/20 L'univers de super-héros dans lequel on est plongé change un peu du sempiternel refrain heroic fantasy de la majorité des MMORPG.

Note Générale
15/20 City of Heroes est un MMORPG qui ne ressemble à aucun autre. En effet, que ce soit de part son univers très comics ou son gameplay simple et nerveux, on peut dire qu'il nous change un peu de ce que l'on a l'habitude de voir. Privilégiant le fun sur un contenu trop riche dont la majorité des joueurs ne profitent bien souvent pas, il a l'énorme avantage de ne pas nécessiter des heures d'apprentissage pour en maîtriser tous les aspects. Idéal pour ceux qui ne souhaitent jouer que ponctuellement. Quant aux joueurs plus assidus, ils apprécieront certainement le procédé d'évolution des compétences, les task forces et la possibilité de pouvoir très facilement grouper grâce à un intéressant système de sidekick.
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# Posté le dimanche 15 juillet 2007 08:56

City Of Villains

City Of Villains

Editeur : NCsoft
Développeur : Cryptic Studios
Type : Jeu de Rôle/MMO
Site web officiel : http://fr.cityofvillains.com/

Support : DVD
Multijoueurs : jeu jouable uniquement sur internet et avec abonnement payant
Sortie : 31 octobre 2005
Version : française intégrale

Config minimum :
Win 2000/XP, PIII 800 MHz, 256 Mo de RAM, carte 3D 64 Mo (ATI Radeon 7500 ou NVIDIA Geforce 3)

Config conseillée :
Win 2000/XP, PIV 2 GHz, 1 Go de RAM, carte 3D 128 Mo (ATI Radeon 9500 ou NVIDIA Geforce 6200)

Classification : Déconseillé aux - de 16 ans
Similaire à : City Of Heroes

Au début de l'année 2005, NCSoft avait fait souffler un vent de fraîcheur sur le petit monde des jeux de rôle massivement multijoueurs en sortant City of Heroes. Bien loin des productions habituelles du genre tournées vers l'heroic fantasy, ce titre proposait ni plus ni moins d'incarner un super héros dans un univers qui n'était pas sans rappeler celui des comics. Rebelote aujourd'hui avec City of Villains. Une différence de taille cependant : le joueur n'incarne plus un personnage défendant la veuve et l'orphelin mais un méchant sans foi ni loi.

Mais avant d'expliquer plus en détail le principe du jeu, il faut rappeler que City of Villains (CoV pour les intimes) est un titre à part entière qui ne nécessite pas de posséder City of Heroes (CoH) pour jouer. En fait, si les deux jeux utilisent le même univers, ils sont indépendants. Ainsi, les joueurs possédant l'un des deux jeux n'auront accès qu'aux zones que propose leur soft. Cependant, loin d'être totalement déconnectés l'un de l'autre, les deux jeux sont intimement liés et certaines zones sont accessibles aussi bien aux super-héros qu'aux super-vilains. C'est d'ailleurs en ces lieux que vous pourrez tester une nouvelle fonctionnalité apparue avec CoV : le PvP qui fait s'affronter les gentils et les méchants. Grâce à cette nouveauté, on a véritablement le sentiment de lutter pour défendre son camp. Hélas, beaucoup regrettent déjà que le PvP entre super-héros et super-vilains soit limité à des zones précises et qu'il ne soit pas possible pour l'une des factions d'envahir la ville de l'autre. Il est vrai que ça aurait pu donner lieu à des raids dantesques. Mais cela aurait aussi très certainement posé de gros problèmes (attaques de joueurs de niveau inférieur, meurtres de PNJ essentiels...).

Le PvP ne fait pas s'affronter uniquement les gentils contre les méchants. Dans City of Villains vous pouvez aussi vous battre entre super-vilains dans des arènes dédiées. Autre possibilité : participer à des raids contre des bases tenues par des super-groupes adverses. Eh oui, car si vous faites partie d'une guilde (appelée super-groupe dans CoH et CoV), vous pouvez bâtir votre base en la personnalisant (décoration, meubles) et en ajoutant par exemple, des téléporteurs, des salles de soins, d'entraînement. Cette fonctionnalité de création de base est aussi accessible aux joueurs de City of Heroes qui possèdent City of Villains. Ils pourront donc créer des refuges de super-héros équivalents à ce qui peut exister dans le camp des méchants. Précisons que le prix de l'abonnement que vous devez acquitter tous les mois pour pouvoir jouer est le même que vous ayez CoH, CoV ou les deux titres à la fois.

Bien évidemment, CoV reprend ce qui a fait le succès de son prédécesseur en matière de gameplay et de possibilité de personnalisation de son avatar. Sur ce dernier point, il fait même mieux puisque le système de création de personnage se voit agrémenté de nouvelles options : têtes monstrueuses, jambes d'animaux, on peut dire que l'éditeur offre des possibilités quasi-illimitées ce qui vous permettra de vous créer le super-vilain de vos rêves sans craindre de voir un autre joueur avoir le même look que vous. Les classes de personnages sont elles aussi toutes nouvelles, mais il faut bien avouer qu'on retrouve grosso modo les grands classiques du genre : le guerrier corps-à-corps, celui qui préfère le combat à distance, un autre qui dispose de capacités de soin... Cependant, même si au départ on ne dispose que d'un choix assez limité (cinq classes de personnages), on s'aperçoit vite que c'est au cours du jeu que l'on peut vraiment personnaliser les compétences de son avatar. En effet, en atteignant certains niveaux, vous aurez la possibilité d'apprendre de nouveaux pouvoirs (coups spéciaux, attaques, possibilité de devenir invisible, de voler...) qui vous permettront très rapidement d'avoir un personnage vraiment unique. Ainsi, deux rôdeurs peuvent avoir des pouvoirs réellement différents selon les choix d'évolution qu'ont fait les joueurs.

Mais ce que l'on apprécie vraiment dans City of Villains (et c'était déjà le cas dans CoH), c'est la grande facilité d'accès du jeu. Le fait qu'il n'y ait pas d'inventaire et pas d'équipement implique qu'on n'a pas à se creuser la cervelle pour savoir si telle ou telle armure est meilleure qu'une autre ou si les points de dégâts moins élevés d'une arme sont compensés par sa rapidité. Ici, c'est vraiment le personnage et ses pouvoirs qui sont au centre du jeu et ce n'est pas plus mal. En fait, les seuls items que vous aurez à ramasser sont : les matériaux (qui servent à bâtir les bases), les inspirations (qui sont un peu comme les potions des autres MMORPG : elles rechargent votre santé ou vous donnent un bonus temporaire) et les améliorations qui servent à upgrader définitivement vos pouvoirs (vous pouvez ainsi augmenter les dégâts que font vos coups spéciaux). Simple et efficace. Le jeu est donc tout particulièrement adapté aux débutants qui trouveront là de quoi s'amuser sans avoir à apprendre des règles compliquées.

Autre petit plus qui fait tout le charme de CoH et de CoV, le système de missions. En fait, c'est un PNJ qui vous donne telle ou telle quête à accomplir et contrairement à ce qu'il se passe dans nombre d'autres jeux de rôle massivement multijoueurs, le lieu précis où il vous faut aller est indiqué sur la carte. On peut donc s'y rendre tranquillement sans tourner en rond pendant des heures. Bien évidemment dans CoV, la nature des missions est assez différente de celles que l'on vous confie dans CoH. Il ne s'agira pas de partir à la chasse aux malfrats ou de sauver des innocents, mais plutôt d'aller cambrioler une banque, de kidnapper des gens, de tuer des témoins... Des missions politiquement incorrectes mais ô combien en accord avec la philosophie générale du titre. Pas étonnant que le jeu soit déconseillé aux moins de 16 ans (12 ans pour CoH). Cependant, on doit bien avouer que les missions se suivent et... se ressemblent un peu. Un grief que l'on peut aussi faire aux décors post-apocalyptiques qui se répètent à l'infini. Certes, c'est le background qui veut ça, mais plus de diversité aurait été appréciable.

Dernier gros plus que CoV a emprunté à CoH : la possibilité de former des groupes avec des personnes de niveau très différent sans pénaliser ni les hauts ni les bas niveaux. Comment est-ce-que les développeurs ont réussi ce miracle ? Eh bien en mettant en place un système de maître et d'esclave. Petit exemple. Un joueur de niveau 25 peut devenir le maître d'un joueur de niveau 12. Ce dernier se battra alors comme s'il était de niveau 24. Il fera plus de dégâts, aura plus de points de vie, tout du moins, tant qu'il restera à proximité de son maître. L'inverse est aussi vrai et un joueur de haut niveau peut entrer dans un groupe de niveau plus faible. Il verra alors ses pouvoirs bridés et ses caractéristiques baisser tant qu'il restera dans le groupe. Mais le mieux, c'est que tout le monde dans l'affaire continuera à gagner des points d'expérience. C'est vraiment pratique car cela facilite grandement la recherche de partenaires de jeu puisqu'il n'est pas obligatoire d'avoir quelqu'un qui soit de son niveau pour continuer à avancer. Excellent, surtout que c'est bien sûr en groupe que City of Villains prend toute son ampleur. On ne s'amuse vraiment qu'à plusieurs et cet ingénieux système de maître et d'esclave constitue une option dont on a du mal à se passer lorsqu'on joue ensuite à d'autres MMORPG. Au final, City of Villains est un titre que l'on ne saurait trop vous conseiller si vous souhaitez jouer les grands méchants et les chantres du crime. Si en plus vous appréciez l'ambiance comics, alors vous risquez de passer de nombreuses heures sur ce jeu très sympathique.

Graphismes
15/20 Les décors post-apocalyptiques n'ont rien de très ébouriffant. En revanche, les effets spéciaux de certains pouvoirs ne sont vraiment pas mal et la modélisation des personnages est convaincante.

Jouabilité
17/20 Très simple à prendre en main, City of Villains conserve les immenses qualités de son aîné au niveau du gameplay : possibilité de faire des groupes avec des personnages de niveau très différent, système de missions sympa, carte et radar simples à utiliser et vraiment pratiques. Bref, tout est parfaitement bien pensé. Les quelques ajouts comme la possibilité de construire des bases et le PvP héros contre vilains viennent compléter une recette déjà fort savoureuse.

Durée de vie
16/20 La durée de vie est bonne et elle est boostée par les nouvelles options PvP et les possibilités accrues données aux super-groupes (construction de bases...).

Bande son
15/20 Les musiques sont un peu meilleures que celles de City of Heroes et les bruitages ont aussi bénéficié d'un soin tout particulier.

Scénario
16/20 Une histoire plus complexe que celle de City of Heroes, des missions aux objectifs moins avouables, bref, un scénario auquel on est assez peu coutumier dans le domaine des MMORPG. Et c'est bien ça qui fait sa force !

Note Générale
16/20 Avec City of Villains, Cryptic Studios est parvenu à conserver tout ce qui faisait le charme de City of Heroes en le transposant dans une atmosphère malsaine. Décors désolés, missions politiquement incorrectes et violence à tous les coins de rues instaurent une ambiance très particulière. Grâce à sa prise en main facilitée et à son contenu enrichi (PvP héros contre vilains, construction de bases), le jeu s'adresse aussi bien aux débutants qu'aux joueurs confirmés. Bref, malgré son aspect un peu répétitif sur le long terme, City of Villains est un soft que l'on vous encourage à découvrir.
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# Posté le dimanche 15 juillet 2007 09:04